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Hep taxi !

La Trois - Culture

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Stéphane De Groodt

  • 32 min

Les phrases truculentes et surréalistes qui ont fait son ascension dans les médias français ces dernières années sont désormais dans un livre. «Voyage en absurdie» rassemble les chroniques télévisées et radiophoniques de Stéphane De Groodt. Après la course automobile, le cinéma, la radio, une carrière naissante en France, il n'oublie pas son pays et revendique sa belgitude. Vous le savez peut-être, ou pas... Mais Stéphane De Groodt est chouchouté, dorloté et applaudi sur les chaînes de télévision et de radio de France. Depuis plusieurs années, que ce soit pour Canal+, puis sur RTL avec Stéphane Bern et maintenant sur les ondes de France Inter, dans des courriers imaginaires ou des rencontres tout aussi fictives, Stéphane De Groodt fait ses chroniques "complètement barrées" comme il les décrit lui-même. Les mots s'ajoutent aux mots dans des assemblages surréels et très drôles. Lorsqu'il parle de ses textes, il dit qu'il les écrit à l'oreille, comme on compose de la musique, qu'il ne fait pas de jeux de mots mais qu'il joue avec les mots. On se souvient de File dans ta chambre, les courtes capsules télévisées humoristiques qu'il a écrites avec sa femme, Clotilde d'Oultremont, d'une multitude de films pour la télévision et pour le cinéma, mais aussi, au tout début, de sa collaboration avec Manu Thoreau dans Faux contact. Dans sa filmographie, on note sa participation en tant qu'acteur à Formidable de Dominique Standaert et aussi pour Le plaisir de Dominique Deruddere, deux cinéastes belges et des collaborations à des films plus populaires comme Mon voisin du dessus avec Richard Berry et Michèle Laroque, Saint-Jacques... La Mecque de Coline Serreau, Le siffleur avec François Berléand, Thierry Lhermitte et Virginie Efira, mais aussi Sans laisser de traces et les deux derniers Astérix et Obélix. Enfant de la Ligue d'impro Amateur, il n'a pas fait le conservatoire, ni même terminé ses humanités. Fâché avec l'école, il s'en sert plutôt comme d'un exutoire et fait rire les copains : "J'ai fait mon conservatoire à l'école primaire", rigole-t-il. Rêveur, il va jusqu'au bout de ses ambitions et devient pilote de course. Mais le théâtre l'intéresse également et même si les deux univers n'ont rien à voir l'un avec l'autre, d'une rencontre à l'autre, cet inclassable autodidacte fait son chemin et parvient à ses fins : faire du théâtre, de la télévision et du cinéma. C'est encore une rencontre, celle de Christian Debacq, avec qui il écrit depuis 2005 qui le pousse vers le métier de chroniqueur. Depuis lors, il s'est créé un univers langagier bien à lui, intelligent, absurde, drôle et tendre qui n'est pas dénué de charme. Voulant toujours aller plus loin (c'est lui qui dit qu'il faut que la vie soit une montagne sans sommet car comme cela on peut continuer à monter sans jamais avoir à redescendre), il a réalisé son premier court métrage Palais de justesse, luxueusement produit par Dany Boon qui lui a prêté son équipe de tournage de Supercondriaque.

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