Hep taxi ! - Vincent Lindon (3/20) - 22/02/2017

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Hep taxi !

Hep taxi !

Vincent Lindon

  • 33 minutes

Issu d'une généalogie bourgeoise prestigieuse, c'est à 24 ans que Vincent Lindon goûte au cinéma en s'inscrivant aux cours Florent à Paris. C'est son professeur, Francis Huster, qui le recommande à Paul Boujenah pour son premier rôle dans Le Faucon en 1983. Il est ensuite crédité de petits rôles au générique, avant de partager avec Sophie Marceau la tête d'affiche de L'étudiante de Claude Pinoteau en 1988. Un premier rôle masculin qui lui permet de se faire connaître du grand public et pour lequel il recevra le Prix Jean Gabin.

Avec La Crise de Coline Serreau, en 1992, il fait entrevoir pour la première fois sa vocation à incarner des personnages à dimension sociale, engagés. Il rencontre Sandrine Kiberlain sur le plateau de L'Irrésolu (1993), qu'il épousera cinq ans plus tard et avec qui il aura une fille, avant de mettre un clap de fin à la relation en 2003. Ce charmeur qui ne s'avoue qu'à demi-mots ("Je ne me trouve pas beau, mais je ne voudrais être personne d'autre", dit-il un jour) aime flirter avec des femmes de prestige: Caroline de Monaco, Claude Chirac, Chiara Mastroianni...

Côté plateaux, ce control-freak est fidèle à quelques réalisateurs fétiches : outre Coline Serreau, il travaillera plusieurs fois avec Benoit Jacquot (notamment dans Journal d'une femme de chambre), Claude Lelouch (La belle histoire, Tout ça... pour ça !...), Pierre Jolivet (Fred, Ma petite entreprise...), Philippe Lioret (Welcome, Toutes nos envies...) ou Stéphane Brizé (Quelques heures de printemps, Mademoiselle Chambon...).

C'est avec ce dernier que Vincent Lindon touchera son graal: un prix d'interprétation masculine à Cannes 2015 pour son rôle de chômeur longue durée dans La Loi du marché. "L'un des trois plus beaux jours de sa vie", de son propre aveu. Lors de son discours de remerciement, il empruntera ce mantra de Faulkner : "Faites des rêves immenses pour ne pas les perdre de vue en les poursuivant".

Cette consécration est en vérité le point d'orgue d'une filmographie qui, au tournant des années 2010, a pris un tour de plus en plus engagé, pour ne pas dire politique, touchant tantôt le thème de la migration (Welcome, 2009), tantôt celui du surendettement (Toutes nos envies, 2011), voire effleurant carrément la politique-fiction (Pater, 2011). Pas étonnant dès lors de le retrouver dans Les Chevaliers blancs de Joachim Lafosse, une fiction librement inspirée de l'affaire politico-humanitaire de L'Arche de Zoé.

"Je pense que si je me rencontrais, je serai rapidement exaspéré. Heureusement, ce sont les autres qui me rencontrent", s'est un jour confié le farouche animal. Bonne nouvelle : Jérôme Colin fait partie des "autres". A bord de son taxi de nuit, il ne s'est donc pas privé d'étirer cette rencontre d'un bout à l'autre des rues bruxelloises.

Pierre Scheurette

- Le film : Les Chevaliers Blancs de Joachim Lafosse.

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