Entrez sans frapper, notre catalogue de l'été : François Rivière et Camille Larbey sur Auvio

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La Première - Culture

Entrez sans frapper

François Rivière et Camille Larbey

  • 1 h 30 min

D'un côté, François Rivière et son nouveau roman "Le secret d'Irvin", une plongée dans les secrets inavouables d'Hollywood des années 30 et 40, la capitale du cinéma. De l'autre, Camille Larbey pour son livre "Marlene Dietrich, celle qui avait la voix".

« Bagarre dans la Discothèque » à 11h30, avec Sébastien Ministru et Hélène Maquet.

Et dès midi :

La chronique de Josef Schovanec : le chocolat, centre d'intérêt autistique...

François Rivière pour son nouveau roman "Le secret d'Irvin" (Rivages).

Qui est vraiment Irvin Rosa-Fierce ? Dans ce tombeau littéraire écrit comme un roman à énigme, le narrateur se lance sur les traces d'Irvin, un ami chroniqueur mondain et auteur de nouvelles fantastiques à la Lovecraft, aussi fuyant que fascinant. Les histoires insérées, égrenées au fil de l'enquête comme des pièces à conviction, offrent une plongée dans les intrigues rocambolesques d'un âge d'or hollywoodien, à la fois extravagant et plus vrai que nature. C'est dans un tourbillon de références littéraires et cinématographiques anticonformistes, d'un charme délicieusement vintage, que nous emporte ce roman à suspense, construit comme un labyrinthe, jusqu'à la chute finale...

Le journaliste français Camille Larbey pour son livre "Marlene Dietrich, celle qui avait la voix" (Capricci/Collection Stories).

Des cabarets miteux de Berlin aux plateaux d'Hollywood. Du front de l'Ouest durant la Seconde Guerre mondiale aux casinos de Las Vegas. Des soirées paisibles aux côtés de Jean Gabin aux engueulades homériques avec Fritz Lang... Marlene Dietrich a connu tous les extrêmes et a traversé le siècle avec une passion qui la démarque de Garbo, sa grande rivale des débuts. Jusqu'à la fin, dans un appartement parisien devenu son empyrée, elle restera ¿le Mythe¿, clamant que sa carrière n'a commencé qu'avec l'Ange bleu, son premier film parlant. Car Marlene le sait, son atout, c'est sa voix inimitable, suave et cajoleuse. Celle-ci n'est pas la plus belle ni la plus puissante, mais la star aura su l'utiliser mieux que quiconque pour envoûter le public, se construire une carrière à l'épreuve du temps et vivre quelques aventures rocambolesques.

Le "Boing Boum Tchak" de Sébastien Ministru : "Harvey" d'Emma Cline (La Table Ronde).

Harvey a mal partout. Le bracelet électronique n'arrange rien, il a les chevilles fragiles et craint de chuter dans l'escalier tapissé de la villa qu'on lui a prêtée. Demain c'en sera fini, il sera disculpé de tout ce qu'on lui a mis sur le dos dans le seul but de lui nuire. Dès demain il pourra se lancer dans de nouveaux projets. Entre deux coups de fil à ses avocats, avec lesquels il s'efforce d'être patient, il aperçoit Don DeLillo dans le jardin voisin. Adapter son chef-d'œuvre, Bruit de fond, au cinéma. Voilà. C'est LE moment de faire ce film, braille-t-il au téléphone en attendant l'arrivée d'un médecin qui lui fera une perfusion, une nouvelle thérapie, à la pointe. Devant le miroir, Harvey songe qu'il doit se faire blanchir les dents. Il demandera à son assistante de lui prendre rendez-vous, et de lui trouver un restau où emmener DeLillo. Ah, et sa fille Kristin vient dîner ce soir avec Ruby, sa petite-fille. Tout le monde semble penser qu'il joue sa vie, demain. Il ne voit pourtant pas de raison de s'inquiéter, surtout quand il lit les commentaires de soutien sur internet - il y en a -, surtout après la perfusion qui le fait dériver dans l'espace.
Il a tout le temps devant lui.

Détail