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La Première - Culture

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Le Dictionnaire amoureux de New York

  • 1 h 50 min

Serge July, l'ancien patron de « Libération », nous propose son portrait de New York, ville-cinéma, ville de la démesure et des inégalités, capitale de la modernité qui se réinvente sans arrêt...

« Bagarre dans la Discothèque » à 11h30, avec Myriam Leroy et Gorian Delpâture.

Et dès midi :

Le coup de coeur de Gorian Delpâture : "Tattoo" de Earl Thompson (Monsieur Toussaint Louverture).

Kansas, 1945, la paix n'arrange pas tout le monde. Jack a quinze ans, une mère qui tapine, un beau-père en taule, un passé inimaginable ¿ entre violences et vices ¿ et surtout un rêve : échapper à la misère en s'engageant dans l'Armée. Lui aussi veut dézinguer du Jap, connaître la gloire et s'envoyer en l'air. De Wichita à Shanghai, de l'Allemagne à la Corée, Jack trimballe un désir infini au cours d'une odyssée existentielle où, gifle comme caresse, tout est bon à prendre, du moment que ça laisse des traces.
Avec sa voix de prolétaire, rauque et fougueusement explicite, Earl Thompson [1931 - 1978] a écrit un livre aux bords tranchants, aussi honnête qu'inoubliable. Tattoo est un immense roman d'apprentissage qui doit autant à Nelson Algren qu'à Edward Hopper. C'est le portrait poignant d'une destinée où les estropiés de la vie, ceux du mauvais côté de la barrière, échouent systématiquement à atteindre le bon. Une oeuvre qui transpire le vrai, où solitude et folie sont chevillées aux corps en sueur et aux âmes torturées, et où la dignité et l'envie de s'en sortir ne sont jamais des options.

Le journaliste français Serge July pour son "Dictionnaire amoureux de New York" (Plon).

" Je suis un parisien né dans la reine des villes horizontales, une ville qui a chevauché les siècles, chargée d'histoire et de culture. Et depuis un demi-siècle j'ai besoin d'aller me plonger dans le prototype new yorkais de la ville verticale, la capitale de la modernité et de son invention au XXe siècle et qui le demeure toujours au XXIe, parce qu'elle se réinvente sans arrêt, ne cesse d'innover et de créer. S'immerger dans New York, c'est un besoin.
Babel existe et s'appelle New York, la capitale des étrangers : la seule métropole au monde construite par des étrangers qui se sentent plus chez eux que dans leur pays d'origine. C'est aussi la capitale exemplaire des métis nés au fil des générations, dans la douleur et dans la lente dilution des multiples communautés.
New York est aussi la capitale des inégalités: celle des milliardaires et à l'opposé c'est souvent une ville du tiers monde.
New York c'est la ville-cinéma: on connaît toutes ses rues, ses travers, ses tribus, même si on n'y a jamais mis les pieds: des téléfilms, des séries et des long métrages nous les rendent familiers depuis les origines du 7e art. Et sa littérature, comme sa peinture, comme ses performances est à son image, dure et extrême. La démesure est la mesure de base des new yorkais : pour la réalité comme pour les sentiments et les émotions.
Le dictionnaire amoureux de New York c'est une somme d'histoires singulières mais toutes extraordinaires, des vies et des portraits enchevêtrés de créateurs et de leurs œuvres, cinématographiques, littéraires et musicales, mais aussi financières et industrielles. Je raconte les histoires que j'aime, merveilleuses, dramatiques, horribles ou tragiques, celles des femmes et des hommes qui en sont les héros et qui composent mon portrait de New York. " Serge July

« Sa vie par procuration » de Myriam Leroy.

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