Entrez sans frapper : Johann Zarca/Jean-Michel Coblence/Laurence Bibot/Hélène Maquet sur Auvio

tous les sites
Entrez sans frapper 15/03/2021

La Première - Culture

Entrez sans frapper 15/03/2021

Johann Zarca/Jean-Michel Coblence/Laurence Bibot/Hélène Maquet

  • 44 min

"J'entends des voix" de Laurence Bibot : la voix de la Bruxellisation.

Jean-Michel Coblence pour la BD "Le Tour du monde en 80 jours", d'après Jules Verne (Casterman).

Londres, 2 octobre 1872. Le richissime Phileas Fogg se lance un défi stupéfiant : faire le tour du monde en quatre-vingt jours ! Bien peu croient en ses chances, mais le gentleman est sûr de lui, si sûr qu'il joue toute sa fortune dans sa réussite. Accompagné de Passepartout, son domestique français intrépide, le voilà engagé dans une course contre la montre à travers le globe. Sera-t-il assez rapide pour gagner son pari ?

Le journaliste et écrivain français Johann Zarca pour son roman "Chems" (Grasset).

« Le chemsex. J'en avais vaguement entendu parler dans les médias. Contraction de Chemical Sex, il désigne l'utilisation par certains de substances psychoactives pour pimenter leurs partouzes. La consommation de stimulants et de drogues de synthèse leur permettrait de rendre l'acte sexuel plus intense et d'être plus performants. Le fléau des pédés donc, selon Dumont. » Quand Zède, le narrateur, journaliste connu pour ses papiers sur le milieu underground parisien, décide d'écrire un article sur Jérôme Dumont, artiste homosexuel ayant connu son heure de gloire dans les années 80, il n'imagine pas que ce portrait risque de lui coûter la vie. Car en plus de son passé, Dumont lui fait découvrir le chemsex, l'initie, et le fait basculer dans la spirale de l'addiction au sexe sous drogues. Dès sa première soirée, le compte à rebours est lancé, sa vie peut voler en éclats. L'extase qu'il atteint dans les vapeurs de substances aux noms étranges (3MMC, GHB) et le manque qui suit le privent progressivement de sa liberté et le transforment, sous ses yeux, en animal traquant son plaisir et les soirées pour l'assouvir. Il sort plus et plus tard, multiplie les plans et rentre chez lui à l'aube sous le regard ahuri de sa copine, enceinte de leur deuxième enfant et celui, apeuré, de son fils. Ses parents s'inquiètent de le voir maigre et gris lors des repas dominicaux. Ses amis s'écartent quand ils le voient rôder, drogué, dans les fêtes parisiennes, pour proposer des plans douteux à des femmes qu'il connait à peine. Isolement, manque, rechute, dégoût, reprise, plans à trois, quatre et plus, bienvenue dans l'enfer du chemsex.

"Machins, Machines" d'Hélène Maquet : l'effet Eliza : Pouvons-nous tomber amoureux d'une machine ?

Détail