Entrez sans frapper : Daniel Cohen/Jef Aérosol/Sébastien Ministru/Adeline Dieudonné sur Auvio

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Entrez sans frapper 10/09/2020

La Première - Culture

Entrez sans frapper 10/09/2020

Daniel Cohen/Jef Aérosol/Sébastien Ministru/Adeline Dieudonné

  • 45 min

"La mort qui tue" d'Adeline Dieudonné : la pragoise Jana Cerná, fille de la journaliste et résistante Milena Jesenská, auteur de « Pas dans le cul aujourd'hui », lettre érotique adressée à son amant Egon Bondy, écrite au début des années 1960 et publiée en français en 2014 aux éditions La Contre Allée.

Le réalisateur français Daniel Cohen pour son film "Le bonheur des uns...".

Léa, Marc, Karine et Francis sont deux couples d'amis de longue date. Le mari macho, la copine un peu grande-gueule, chacun occupe sa place dans le groupe. Mais, l'harmonie vole en éclat le jour où Léa, la plus discrète d'entre eux, leur apprend qu'elle écrit un roman, qui devient un best-seller. Loin de se réjouir, petites jalousies et grandes vacheries commencent à fuser. Humain, trop humain ! C'est face au succès que l'on reconnait ses vrais amis... Le bonheur des uns ferait-il donc le malheur des autres ?

L'artiste pochoiriste français Jef Aérosol, l'un des pionniers du « street art », pour son expo "Crossover", à voir à la Galerie Martine Ehmer à Bruxelles du 12/09 au 18/10.

"Quand j'ai réalisé le corpus d'oeuvres de cette exposition, j'étais loin d'imaginer ce qui allait se passer peu après ! Ce satané virus est arrivé et a bouleversé la planète. L'exposition initialement prévue en mars a été annulé et nous sommes entrés en confinement. En observant les tableaux, j'ai été frappé par la façon dont ils évoquaient la situation. Singulièrement, toutes ces images auraient pu illustrer cette période et on aurait presque pu imaginer que CROSSOVER avait pour thème le confinement et le Covid ! Après six mois de crise, d'incertitudes sur l'avenir et d'interrogations multiples, l'exposition peut enfin avoir lieu, avec les mesures sanitaires et de sécurité qui s'imposent. Il s'agit donc d'un événement qui s'inscrit dans un contexte particulier et que nous n'oublierons pas de sitôt. J'espère que ces images vous parleront, je les vois désormais comme un «crossover» entre «l'avant» et « l'après »..." (Jef Aérosol)

Le "Boing Boum Tchak" de Sébastien Ministru : la Chinoise Fang Fang pour son livre « Wuhan, ville close » (Stock).

Du début de la pandémie de coronavirus qui bouleverse nos vies, nous ne savons rien. Fang Fang, écrivaine reconnue et habitante de Wuhan, écrit son journal sur les réseaux sociaux chinois. Pendant plus de 60 jours de strict confinement, ses écrits sont devenus indispensables à des dizaines de millions de lecteurs. Car l'écrivaine parle avec une irrésistible sincérité. Elle raconte la peur, l'espoir et le chagrin dans une ville de 9 millions de personnes. Elle raconte la mort et le traumatisme, la solidarité des habitants, le chaos du début, le courage des lanceurs d'alerte, la débrouille pour acheter à manger, les plaisanteries et la colère qui circulent, le printemps qui vient dans une ville qu'elle aime et la maladie qui n'en part pas. Fang Fang refuse le simplisme de la glorification ou du blâme. Témoin et écrivain, elle pleure les morts, salue le courage des humbles, et cherche des responsables à la catastrophe. Pourquoi avoir maintenu le silence sur les dates de début de l'épidémie ? pourquoi avoir assuré pendant vingt jours - dramatiquement précieux - que la maladie ne se transmettait pas d'homme à homme ? Qu'est-ce qui empêche la voix des lanceurs d'alerte d'être entendue ? Ces questions nous concernent, nous qui sommes touchés par cette même catastrophe.

Détail

Extraits

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