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Diables Rouges : Jason Denayer, "J'avais deux choix après l'erreur que j'ai commise : baisser la tête ou donner le meilleur de moi-même"
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Diables Rouges : Jason Denayer, "J'avais deux choix après l'erreur que j'ai commise : baisser la tête ou donner le meilleur de moi-même"

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Jason Denayer s'est présenté en conférence de presse et au micro de Manuel Jous ce samedi au centre d'entraînement de Tubize. Il est évidemment revenu sur son erreur qui a entraîné le but du Danemark ce jeudi : "Ce n'était pas le meilleur début de match de ma carrière, ça c'est sûr. J'ai fait une mauvaise passe, j'ai eu un mauvais choix, et je ne dois pas le reproduire. J'avais deux choix après l'erreur que j'ai commise : baisser la tête ou donner le meilleur de moi-même. C'est la deuxième option que j'ai empruntée. Le plus frustrant, c’est de se rendre compte qu’on a fait une grosse bêtise. Après il faut se reconcentrer dans le match et donner le meilleur. Le fait qu’on ait gagné le match a permis de passer plus facilement à autre chose. En tant que professionnel, il faut savoir passer au-dessus d’une erreur".

Souvent comparé à Vincent Kompany à ses débuts, le joueur de l'OL est cependant conscient qu'il n'a pas son leadership : "Au niveau du caractère, je n'ai pas vraiment les mêmes caractéristiques que Kompany. Le remplacer en terme de mentalité, ce n'est pas ce que je recherche. Je suis comme je suis, et d'autres joueurs ont plus le rôle de leader. En défense, je ne me sens pas comme le leader car on est à trois et on doit s'entraider".

Remplaçant lors du premier match, Denayer a appris quelques heures avant la rencontre qu'il allait supplée Boyata. Une situation difficile à gérer mais qui ne l'a pas sorti de son match pour autant : "Ce n'est pas évident de ne pas savoir si je serai titulaire ou pas avant de commencer une rencontre. Mais ça fait partie du foot moderne. On s'adapte mais c’est presque devenu une habitude d’être dans l’incertitude à ce poste avec les Diables".

La difficulté rencontrée par la Belgique est venue du pressing imposé par les Danois, portés par leurs supporters et par l'émotion suscitée par l'accident d'Eriksen : "Les Danois ont mis un pressing très agressif et très haut. Mais en deuxième mi-temps ils ont reculé, on a pu mieux jouer en mettant notre jeu en place. On a plus l'habitude de jouer de derrière que d'envoyer des longs ballons. Ce pressing réussi du Danemark, qui nous a mis en difficulté, c'est un fait isolé car d'habitude on arrive facilement à se défaire du pressing adverse".

Les Diables ont cependant réussi à renverser la situation et ont fait preuve d'une belle mentalité. L'ambiance est au beau fixe et le fonctionnement du groupe ressemble fortement à celui d'un club affirme le défenseur de Lyon : "On s'entraîne beaucoup comme un club : on met beaucoup d'intensité, on se prépare bien tactiquement. Les automatismes en équipe nationale sont importants et on travaille beaucoup là-dessus, comme un club".

​Pour la suite de la compétition, Denayer voit deux favoris se dégager : "J'ai vu certains matchs de l'Euro, on se réunit régulièrement pour en regarder. L'Italie a fait un très bon début de tournoi. Elle a disputé deux bons matchs. La France aussi, mais elle n'en a joué qu'un (à l'heure où il parlait, la France a ensuite partagé 1-1 face à la Hongrie)".
Le défenseur est actuellement en négociation avec Lyon pour prolonger l'aventure. Et sa volonté est de rester : "Je suis très bien à Lyon, mais on n'est pas encore d'accord sur tous les détails. Je suis concentré sur Lyon et l'équipe nationale. J'aimerais signer un nouveau contrat si les conditions sont réunies. Lyon m’a amené de la stabilité. C’es très important de se sentir chez soi".

Jason Denayer est également revenu sur son meilleur souvenir chez les Diables, qui est finalement celui où tout a commencé : "Mon meilleur souvenir avec les Diables Rouges c’est mon premier match. Porter le maillot de la Belgique, je pense que c’est ce qui me rend le plus fier depuis que je suis là".

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