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De la boxe, un oubli et un squelette pour Sylvain Tesson

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De la boxe, un oubli et un squelette pour Sylvain Tesson

Sous couverture avec Sylvain Tesson

  • 7 min

Gorian enfile les gants face à une Marie qui tombe dans l'oubli. Thierry quant à lui sort un squelette du placard dans sa sélection pour Sylvain Tesson.

SHADOW BOX, de George PLIMPTON, aux Editions du Sous-sol

George Plimpton (1927-2003) est l’un des fondateurs du périodique littéraire The Paris Review et l’un des inventeurs du journalisme participatif. En 1977, l’écrivain et légende de la presse américaine, alors âgé de 50 ans, monte sur le ring pour affronter le champion du monde poids mi-lourds, Archie Moore, pour un combat de 3 rounds. C’est son insatiable curiosité et son besoin d’immersion qui l’ont mené jusque-là ! Dans Shadow box, George Plimpton raconte avec courage et autodérision, les mois d’entraînement qui lui furent nécessaires pour rencontrer Moore. Il évoque ses premiers cours de boxe avec humour et de façon détaillée. Plimpton raconte encore comment et pourquoi il a suivi Mohamed Ali jusqu’à Kinshasa où, en 1974, « The Greatest » a affronté, devant 100.000 spectateurs, George Foreman dans un combat de 8 rounds dont il est sorti vainqueur par K.O. Enfin, Shadow box, c’est une série de beaux portraits dont celui d’Hemingway, par exemple…

L’OUBLI, de Philippe FOREST, en poche chez Folio.

« Un matin, un mot m’a manqué. C’est ainsi que tout a commencé. Un mot. Mais lequel, je ne sais pas. » Telles sont les premières phrases de L’Oubli, une étrange aventure que de se réveiller en se rendant compte que l’on a égaré un mot dans son sommeil. Une perte qui vire à la torture, alors, que faire ? Pour tenter de retrouver l’égaré et afin de chasser de son esprit ce qui est devenu une véritable obsession, une sorte de démangeaison permanente, le narrateur consulte évidemment le dictionnaire ! Mais hélas, pas de trace du mot oublié à l’horizon. Alors, l’aide du psychanalyste ? Hélas, le narrateur est comme sœur Anne ! Cette errance à la recherche du mot oublié pourrait-elle mener jusqu’à la folie ? L’Oubli est une fable touchante, avec laquelle Philippe Forest nous rappelle, comme l’a écrit un poète, que la nuit recèle en son sein le plaisir et l’oubli, qui sont les deux seuls secrets du bonheur.

CENT MILLIONS D’ANNÉES ET UN JOUR, de Jean-Baptiste ANDREA, aux éditions L’Iconoclaste.

Jean-Baptiste Andrea est l’auteur de Ma Reine, un premier succès réédité en poche, chez Folio. Cent millions d’années et un jour est son deuxième roman, une œuvre un peu oubliée de la rentrée littéraire car, il faut le dire, ce roman est touchant et à couper le souffle !
En 1954. Stan est un paléontologue en fin de carrière, mais il espère encore découvrir le fameux chaînon manquant. Il est certain que l’objet de ses rêves est enfoui là-bas, quelque part dans les Dolomites. Il parvient à mettre sur pied une expédition scientifique, avec Umberto et Peter. Mais voilà, les moyens sont restreints, l’ascension est difficile, il fait froid… Et puis, il y a l’altitude, la solitude. L’équipe va être entrainée là où nul n’aurait songé à se rendre, mais Stan en est convaincu : le squelette tant espéré, quel qu’il soit, sera au rendez-vous, là-haut, dans la glace…
Cent millions d’années et un jour, c’est un roman poétique, porté par ces rêves qui hantent certains hommes et qui les rapprochent de la folie.

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