Concours Reine Elisabeth : Vadim Repin et Samuel Hasselhorn - Le Fougueux et le Sobre sur Auvio

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Concours Reine Elisabeth : Session été

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Concours Reine Elisabeth : Session été

Vadim Repin et Samuel Hasselhorn - Le Fougueux et le Sobre

  • 1 h 5 min

Vadim Repin, le fougueux Vadim Repin est un phénomène comme il n'en existe qu'un par génération. Il n'avait que 17 ans en 1989 et venait en droite ligne de sa Sibérie natale et pourtant, il a tout emporté sur son passage. Le feu de sa jeunesse, sa passion, son ardeur ont eu raison du jury et du public belge. Il ne pouvait évidemment jouer que le Concerto de Tchaikovsky en finale car c'est la seule œuvre dans laquelle il pouvait montrer son assurance, sa puissance, sa virtuosité et son tempérament. Les moments de grande poésie alternaient avec les passages brillants. Le final virevoltant était absolument époustouflant. Sa maîtrise parfaite a affolé les foules, il a vraiment pris le pouvoir et s'est imposé en maître. C'est aussi un des Premiers Prix du Concours Reine Elisabeth qui réalise la plus belle carrière internationale. C'était encore un adolescent à l'époque mais il a tenu toutes ses promesses. Dans le portrait réalisé par la RTBF après sa victoire, il montrait son autre facette, sa grande timidité. Pas facile de répondre aux multiples interviews et sollicitations quand on ne parle que le russe. Vous pourrez le réentendre dans son Concerto pour violon en ré majeur op. 35 de Piotr Tchaikovsky et revoir son portrait diffusé lors de la finale. Samuel Hasselhorn, le sobre Samuel Hasselhorn, 28 ans, le baryton sobre en pleine maturité, succède au jeune fougueux Repin. Son tempérament est totalement à l'opposé. Il contrôle toujours ses sentiments et reste maître de lui en toute circonstance. Pourtant, la situation n'était pas facile pour lui. Il vivait une période très confuse car son père était très malade et son bébé allait naître. Entre les différents tours, il retournait en Allemagne pour s'occuper de son père et n'avait pas beaucoup de temps pour travailler. Son programme était à la mesure de son caractère. Presque tous les airs restaient dans la même tonalité, allemands et profonds. Il préfère faire découvrir des textes poétiques et liturgiques tirés des oratorios ou des lieder allemands que de chanter à contre-emploi des hits de l'opéra qui ne lui correspondent pas. C'est sans doute grâce à cette cohérence et à cette dimension spirituelle qu'il donne à chaque pièce que le jury lui a accordé le Premier Prix. Dans le portrait que nous avons réalisé de lui après sa victoire, il est tellement fan de chocolat qu'il a voulu visiter avec nous l'usine de Pierre Marcolini. Lors de ce tournage, on a découvert un autre Samuel, un homme affable et drôle, un pince-sans-rire qui trouve toujours le bon mot pour dérider l'atmosphère. Il a notamment donné un petit concert pour le personnel de l'usine qui restera dans les mémoires. Vous pourrez revoir sa prestation en finale et ce portrait alléchant qui sent bon le chocolat. Il chante : 1) Wer hat dies Leidlein erdacht ? de Gustav Mahler 2) Wo die schönen Trompeten blasen de Gustav Mahler 3) Es ist genug (Elias op. 70 ) de Felix Mendelssohn 4) Carlos écoute - Ah, je meurs (Don Carlos) de Giuseppe Verdi

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