Concours Reine Elisabeth : Baiba Skride et Markus Groh - L'Elégante et le Robuste sur Auvio

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Concours Reine Elisabeth : Session été

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Concours Reine Elisabeth : Session été

Baiba Skride et Markus Groh - L'Elégante et le Robuste

  • 1 h 10 min

Baiba Skride, l'élégante : Dans la vie, la violoniste Baiba Skride est une personne très spontanée qui aime la simplicité. Sur scène, elle respire la joie, la confiance et la sérénité. Elle a une telle présence sur scène que les spectateurs sont prêts à l'écouter et à être charmés. Elle avait choisi le Concerto de Tchaikovsky, un vrai concerto de concours qui peut être un simple exercice de virtuosité. Baiba, au contraire, en a donné une lecture tout intériorisée. Elle était dans une sorte de rêve éveillé, sa douceur suave et son velouté agréable ont conquis les spectateurs qui, au départ, attendaient sans doute plus de fougue. Mais son élégance, sa prestance et sa grâce ont fait merveille. Dans le final, elle a pris des risques qui ont provoqué quelques fausses notes mais que les membres du jury n'ont pas sanctionnées. Ils ont bien fait car ils ont compris que, au-delà de la technique, Baiba transmettait des émotions que personne d'autre avant elle n'avait réussi à exprimer dans cette œuvre. Place au Concerto pour violon en ré majeur op. 35 de Piotr Tchaikovsky de sa finale et au portrait que la RTBF lui a consacré et diffusé lors du concert de clôture du Concours Reine Elisabeth 2001. Markus Groh, le robuste : Après la solaire Baiba Skride, place au solide Markus Groh. Les Allemands sont connus pour leur robustesse. Markus n'échappe pas à la règle. Mais sa puissance et sa technique redoutable ne le font jamais tomber dans la démonstration ou le mauvais goût. Pourtant, le risque est grand de glisser dans ces travers quand on choisit le Concerto n° 2 de Liszt en finale. Mais il préfère utiliser sa virtuosité pour la mettre au service de l'œuvre, pas pour impressionner le jury. Pour lui, la technique, ce n'est pas du sport. C'est juste un atout de plus pour l'aider à exprimer ses émotions. Finalement, ce qu'on apprécie le plus chez lui c'est sa tendresse et son intériorité dans les passages calmes et inspirés. Mais transmettre ses sentiments et se mettre à nu devant le public ne rendent pas sa prestation mièvre. Son final est endiablé mais sans effets gratuits. Il dégage une belle assurance, on sent qu'il croit en ce qu'il fait et qu'il est sûr de lui. Voici son Concerto pour piano n° 2 en la majeur S. 125 de Franz Liszt joué en finale et le portrait que la RTBF lui a consacré à l'époque.

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