Concours Reine Elisabeth : Yuzuko Horigome et Denis Kozhukhin - La Charmeuse et le Merveilleux sur Auvio

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Concours Reine Elisabeth : Session été
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Yuzuko Horigome et Denis Kozhukhin - La Charmeuse et le Merveilleux

  • 1 h 26 min

Yuzuko Horigome, la Charmeuse. La première place de Yuzuko Horigome en 1980 est un moment important dans l'histoire du Concours Reine Elisabeth, puisqu'elle consacre pour la première fois une musicienne venue d'Extrême-Orient. Toute la Belgique avait été subjuguée par sa poésie, son intériorité, son élégance, son charme irrésistibles. Sa version du Concerto de Sibelius est devenue culte. Dans le début du premier mouvement et dans le deuxième mouvement, c'est comme si elle nous entraînait dans son rêve, dans son monde intérieur. D'un coup, l'Europe découvrait les qualités de ces musiciens venus de l'autre côté du monde, leur fraîcheur, leur pouvoir de concentration, leur raffinement, leur amour pour la musique occidentale. Ce concours a changé toute sa vie aussi puisqu'elle habite depuis 40 ans en Belgique et est parfaitement intégrée. Vous reverrez son Concerto pour violon en ré mineur op. 47 de Jean Sibelius et un portrait réalisé par la RTBF dans "Cargo de nuit", 9 ans après son Premier Prix. Denis Kozhukhin, le Merveilleux. Denis Kozhukhin a gagné le Concours Reine Elisabeth en 2010. Il est passionné par tous les arts mais plus particulièrement par la littérature. Lorsque nous avons filmé son portrait après son Premier Prix, il nous avait confié qu'il avait déjà lu trois fois Don Quichotte, en espagnol ! A l'âge de 14 ans, il a quitté sa Russie natale pour continuer sa formation à Madrid. Il s'était expatrié tout seul, sans connaître la langue ni personne sur place. Dans son interprétation du Concerto n° 2 de Prokofiev, on sent son amour pour les romans. Un concerto est un drame, avec plusieurs chapitres, chacun avec ses émotions et ses atmosphères propres. Il nous raconte une histoire et on y croit. Tout a été pensé, compris et intériorisé. Il a un côté merveilleux, éclatant, renforcé par une maîtrise technique sans failles. Sous ses doigts, le son du piano est ample et puissant. Il n'est jamais couvert par l'orchestre malgré les tutti sonores et garde toujours le leadership. Son portrait révèle également un grand épicurien, un amateur de vin et de bonne chère car la cuisine et le choix du breuvage qui s'harmonise avec elle est aussi de l'art. Son Concerto pour piano n° 2 en sol mineur op. 16 de Sergueï Prokofiev présenté en finale et son portrait réalisé quelques jours après la proclamation sont à découvrir dans l'émission de ce soir. Réalisation : Thierry Loreau.

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