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Christophe Veys, Tomber en amour, à la Maison des Arts.

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Christophe Veys, Tomber en amour, à la Maison des Arts.

La Maison des Arts à Schaerbeek met le collectionneur Christophe Veys à l’honneur.

  • 10 min

La Maison des Arts à Schaerbeek met le collectionneur Christophe Veys à l’honneur. Licencié en histoire de l’art et archéologie, il enseigne à l’Ecole supérieur des Arts à Mons. Il collectionne depuis l’âge de vingt ans. Le quadragénaire a rassemblé aujourd’hui plus de 350 œuvres. Il en présente une quarantaine dans l’intimité de la belle Maison des Arts.

Christophe Veys possède des œuvres principalement d’art conceptuel. Etonnamment, il a choisi comme titre de l’exposition, Tomber en amour, car il avoue qu’il est à fois « sensible et cérébral ». L’émotion dicte ses choix et la pensée leur donne raison. De plus, les œuvres ne font que semblant d’être hermétiques. Leur conception cache des récits de vie et d’amour qui titillent le cœur et l’esprit du spectateur. Une visite guidée par le collectionneur ou la lecture du livret de l’exposition permet de révéler le potentiel d’émotion que chaque œuvre recèle.

Deux alliances en lait congelé sont présentées sur une table frigorifique. En se décongelant, elles disparaîtront lentement. Le collectionneur a acquis le moule de ces deux alliances qu’il place dans son congélateur. L’œuvre de Takahiro Kudo ouvre une réflexion sur le temps opérant sur les relations amoureuses.

Les artistes hollandais, gerlach en koop, travaillent sur leur relation de couple. Une attache trombone dépliée forme une droite de quelques centimètres. La mesure correspond exactement à la différence de taille entre elle et lui. L’œuvre est installée à 1 m 78, 3 du sol. La base du trombone correspond à la taille de la dame et le sommet à celle du monsieur. L’attache trombone raconte l’attachement de deux êtres au-delà des différences.

Une poésie du presque rien émane de ces œuvres. Un pellicule d’eau entre les doigts d’Edith Dekyndt ou des larmes de verre de Myriam Louyest. Des sucres en morceaux superposés forment un profil de façades d’immeubles. Le codage alphabético-numérique imaginé par le duo Detanico & Lain permet de délivrer le titre de l’œuvre, Pour un instant.

Christophe Veys est au micro de Pascal Goffaux.

Détail

Extraits

Bonus

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