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Buenos Aires: visite du Musée de la dictature dans l’ancien centre de torture de la marine

Buenos Aires: visite du Musée de la dictature dans l’ancien centre de torture de la marine

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En plein centre de Buenos Aires (Argentine), c’est un parc de 17 hectares qui borde la principale artère de la capitale, l’élégant boulevard Libertador. Il ne s’agit pourtant pas d’un parc a proprement parlé mais de l’Ecole de mécanique de la marine (ESMA), qui fut, pendant la dictature militaire (1976-1983), le camp de détention illégale et de torture le plus grand du pays. Un camp qui fut malheureusement le plus meurtrier d’Amérique du Sud.

Anniversaire du coup d’Etat du 24 mars 1976
Une foule a envahi les rues du centre-ville de Buenos Aires et de la Plaza de Mayo dimanche, 43 ans après le coup d’État qui a instauré une dictature responsable de dizaines de milliers de disparitions, d’exilés et d’exécutions dans des centres clandestins.

« Avec mémoire et unité, luttons pour la patrie des 30.000 disparus et disparues », était la devise de la table ronde sur les droits de l’homme, lancée cette année en opposition au président actuel Mauricio Macri.

Les mères de la Plaza de Mayo et d’autres organisations ont commencé au matin, de dimanche, le déploiement traditionnel d’un drapeau de plus de 500 mètres avec des photographies des victimes du régime de dictature qui a duré sept ans.

Au milieu de la foule, les mères des légendaires mouchoirs blancs et les grand-mères de la Plaza de Mayo ont commencé à se rassembler et ont retrouvé 128 des 400 petits-enfants enlevés à leurs parents, prisonniers politiques pendant la dictature.

« Le gouvernement de Macri viole systématiquement les droits de l’homme, ferme des écoles, démantèle des hôpitaux, augmente les taux et soumet la population à l’angoisse, avec des vagues de licenciements et une inflation croissante », a déclaré le député lors d’une conférence de presse, l’adversaire et cinéaste Fernando « Pino » Solanas, réfugié sous la dictature en France.

Le président de son côté a rappelé la demande faite aux États-Unis de déclassifier les informations liées à la dernière dictature.

« Ces documents seront fondamentaux pour que la justice puisse avancer a faire la lumière sur notre passé ».

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