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Biennale d’Enghien, Lucile Bertrand

Musiq3 - Culture

Biennale d’Enghien, Lucile Bertrand

L’œuvre est blanche, aérienne, suspendue comme le temps.

  • 8 min

La Biennale d’Enghien allie art et patrimoine en invitant treize artistes contemporains à intervenir dans les coins et recoins du parc : la Chapelle castrale, sa Tour et sa Crypte ; le Pavillon chinois et le Pavillon aux Toiles dont les architectures se réfléchissent en miroir, l’Etang du Miroir ; les Ecuries et le souterrain ; le Jardin des Fleurs et le Grand Canal. Le parc est un joyau qui croise l’horizontale et la verticale dans une perspective naturelle. Les arbres et les plantes se dressent et les constructions de l’homme s’élèvent dans ce bel écrin de nature. De terre et de ciel est la thématique de la troisième édition de la biennale. Les deux commissaires, l’artiste Myriam Louyest et le collectionneur d’art Christophe Veys ont invité treize artistes qui entretiennent avec les différents espaces un lien subtil, entre immanence et transcendance. Ils parviennent à susciter des émotions sans recourir aux discours stériles. La sensation précède la réflexion et la promenade dans le parc met en marche la pensée. La biennale est ouverte jusqu’au 20 septembre. L’entrée est libre comme l’air.

Lucile Bertrand occupe les deux Pavillons en miroir. Au centre du Pavillon chinois s’élève une sphère de plumes contenue dans une structure en forme de cube. L’œuvre est blanche, aérienne, suspendue comme le temps. Temps suspendu introduit un instant fragile de calme et de beauté dans le regard du spectateur. L’œil quitte le décor des chinoiseries qui ornent les murs en stuc de ce pavillon exotique. Oublie le temps et l’espace.

Le Pavillon aux Toiles inscrit le cercle du temps infini dans le carré de sa surface. Des pupitres disposés en rond accueillent d’étranges partitions. Elles ont été composées après l’écoute de chants d’oiseaux enregistrés par des ornithologues amateurs. Lucile Bertrand a tenté de les transcrire en inventant des signes placés sur une ligne du temps divisée en secondes et en donnant des indications pour l’interprétation. Les annotations se réfèrent à des expériences sonores humaines ou mécaniques : pleurs, raclements de gorge, corne de brume, trompette avec sourdine, … Des oiseaux d’espèces menacées ou disparues égrènent leurs noms sur les partitions. Chacun est invité à donner voix au plongeon huard ou au turnix mugissant et à Chanter comme des oiseaux, en solo, en duo, en trio ou en canon pour recréer la communication des oiseaux.

Lucile Bertrand au micro de Pascal Goffaux.

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Extraits

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