Archives Sonuma - Tervuren, livre de pierre (32/150) - 11/08/2016

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Tervuren, livre de pierre

  • 44 minutes

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2004.
Musée royal et mémoire coloniale, temple de la recherche sur l'Afrique, royaume des enfants, le musée de Tervuren est tout cela à la fois.
Pour raconter l'histoire du musée, nous suivons la piste, la trace "d'objets d'art" africains.
Objets saisis, collectés parfois violemment, nous racontons leur utilisation comme fétiches, comme emblèmes de pouvoir, par les Africains et les colonisateurs, leur mise en fiche, au musée à Tervuren, leur entrée dans le marché de l'art africain. Des ethnologues, des artistes, des marchands parlent de leur rapport aux objets, de leur passion des sculptures, ils décrivent aussi leur rapport au Congo, à l'Afrique, à ses habitants.
Ces histoires croisées dialoguent avec le passé colonial du musée et son futur rénovateur. Transformer "notre" musée d'Afrique n'est certes pas innocent.
Musée généraliste d'Afrique Centrale ou musée colonial, "léopoldien", pour ne pas oublier cette sombre page de notre histoire ?
Musée royal et mémoire coloniale, temple de la recherche sur l'Afrique, royaume des enfants, le Musée Royal d'Afrique Centrale est tout cela à la fois. C'est aussi une institution fédérale qui dépend de la Politique Scientifique comme les Musées royaux d'art et d'histoire.
Tervuren emploie 80 chercheurs : géologues, linguistes, cartographes, etc., qui gèrent sans moyens suffisants de riches collections provenant surtout d'Afrique Centrale.
Les réalisateurs ont voulu saisir ce projet au vol, utiliser cette rénovation comme outil de réflexion pour interroger notre musée colonial, le dernier au monde. Né après la mort de son fondateur, Léopold II, il porte encore dans ses murs avec ses trésors l'histoire de notre règne sur le bassin du Congo, celui du roi Léopold, en solitaire d'abord puis celui, à partir de 1908, de la Belgique, démocratie coloniale...
Le film confronte deux récits, deux thèses qui rappellent cette histoire controversée : pour la direction et les rénovateurs, Tervuren doit devenir un musée généraliste d'Afrique Centrale, une institution de recherche qui mettrait en contexte son passé colonial.
Deux manières d'exorciser le passé du Congo, celui de l'exploitation, du travail forcé et des collectes sauvages.
Pour raconter l'histoire des pierres et des hommes de Tervuren, le film choisit de suivre la piste de quelques "objets d'art" africains, deux pièces Tabwas, provenant d'un groupe congolais qui habitait près du lac Tanganyika. Il raconte leur utilisation comme fétiches et emblèmes de pouvoir, leur mise en fiche, en musée, leur entrée dans le marché de l'art africain pour faire dialoguer ces pièces avec le passé colonial et le futur rénovateur du musée.
Le film trace donc des pistes, pose des questions sur les souvenirs, les vestiges laissés par Léopold II, roi admiré et contesté.
Ce document veut aussi rappeler par l'emploi de quelques archives, que la RTBF a déjà à plusieurs occasions mis en question l'histoire de notre royaume africain.

Détail

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à 4h08 sur La Trois

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(Boucle de nuit)

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