Adama Barrow, président de Gambie s'exprime face à la presse - 14/08/2018

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Adama Barrow, président de Gambie s'exprime face à la presse

Adama Barrow, président de Gambie s'exprime face à la presse

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Adama Barrow avait apporté des changements majeurs à son gouvernement fin juin dernier. Presque la moitié des postes ministériels avaient été redistribués. Un geste fort, pour un président critiqué pour son manque d'action. Depuis, c'est bien le Parti démocratique unifié (UDP) qui tient les rênes du pouvoir.

Adama Barrow, président de Gambie vient de communiquer face à la presse et ses déclarations sont claires et sans équivoques  : "Je n’ai à discuter avec personne, pas même avec les membres de la coalition, de la question des trois ans ou cinq ans ( NDLR "période de transition"). Lorsque l’on parle de "période de transition", cela comprend des choses précises que l’on souhaite appliquer dans ce pays. Je ne pense pas qu’il faille faire des élections juste pour pouvoir dire qu’on les a faites. Nous devons d’abord améliorer le système. Et pour l’améliorer, il faut suive les différentes étapes. On doit prendre le temps, tout d’abord, de réécrire la Constitution. On doit aussi attendre la fin de la commission d’enquête qui est en cours."

L'armée

Il s'exprime aussi sur le rôle de l'armée : "Nous avons commencé à auditer les services, pour comprendre comment chacun est arrivé à son poste dans l’armée. C’est en cours, et cela fait partie de la réforme du secteur de sécurité. Mais cela demande des financements. Et nous devons réduire la taille de notre armée. Il y a sans doute des officiers qui n’ont pas leur place dans l’armée. Mais pour cela aussi nous avons besoin de financements."

Le gouvernement

Adama Barrow, évoque aussi la composition de son gouvernement : "Les ministres nommés au sein du Cabinet sont Gambiens. Ils sont Gambiens et personne ne doute de leurs qualifications ni de leurs compétences. Je pense que c’est le plus important. Qu’ils aient ou pas travaillé avec Jammeh, peu importe, nous pensons qu’ils sont compétents, qualifiés, et Gambiens. Je ne vois pas de problème. Il faut accepter le début de la réconciliation."

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