Et pour beaucoup, c'est l'occasion de quitter les grandes métropoles pour s'installer dans des zones urbaines plus restreintes et surtout plus agréables à vivre : ce que l'on appelle désormais les "zoom towns".
Santé & Bien-être
© Manuel Sulzer - Getty Images/Cultura RF
Et pour beaucoup, c'est l'occasion de quitter les grandes métropoles pour s'installer dans des zones urbaines plus restreintes et surtout plus agréables à vivre : ce que l'on appelle désormais les "zoom towns".
Jouir de plus d'espace, respirer l'air (un peu plus) pur, ne plus perdre de temps dans les transports en commun ou dans les bouchons. Au rêve d'un jour la crise sanitaire est venue confrontée une réalité que les télétravailleurs ont commencé à envisager, se rendant compte des restrictions de leur vie quotidienne, tant en terme de surface habitable limitée que d'emploi du temps contraint.
Aux États-Unis aussi, les salariés qui ont bénéficié du travail à distance ont fait ce constat, investissant des villes à la densité moyenne qu'ils n'envisageaient jusqu'ici que comme des destinations de vacances. Bienvenue dans les "zoom towns".
Récemment, le magazine "Forbes" a donné quelques exemples de ces nouvelles cités à la mode : Lewisburg dans le Tennessee, Kingston et The Hamptons à New York, Aspen dans le Colorado...
N'est pas "zoom towns" qui veut. Car non seulement ces communes sont souvent envisagées comme des lieux de repos mais, surtout, elles jouissent d'une proximité avec la nature, telles qu'un plan d'eau, une station de ski, un parc national... Montréal ne peut pas être carractérisée de zoom town mais elle a néanmoins tenté de verdir la ville pendant la pandémie, les habitants se rendant compte que la proximité avec la nature leur fait vraiment du bien tant au moral qu'à la santé.
Aux Etats-Unis, on estime qu'environ 2 millions de locataires dont le job permet de faire du télétravail pourraient se lancer à la recherche d'un achat immobilier.
Et ce ne serait pas nécessairement l'affaire des plus âgés. Les Millennials, ces générations nées entre le début des années 80 et le milieu des années 90, sont bel et bien concernés. Toujours d'après Zillow, ils représenteraient une grande partie des futurs potentiels acheteurs. Ils sont âgés en moyenne de 38 ans.
Cette migration de population vers de nouvelles villes n'est bien sûr pas sans effet sur les prix de l'immobilier. D'après des données publiées par Bloomberg, l'effet est de l'ordre de +25% en seulement une année dans les Hamptons, qui accueillaient les New-yorkais jusqu'ici surtout au moment des vacances scolaires.
Dans la Sierra Nevada, la région de Lake Tahoe présente même un boom de 50% des prix de l'immobilier sur ceux pratiqués au printemps dernier. De façon générale, les prix ont surtout augmenté dans les coins ruraux plus que dans les villes. Selon les chiffres du courtier américain Redfin, à fin août, les prix de l'immobilier aux États-Unis ont augmenté de 11,3% sur un an dans les campagnes, alors que la hausse se limite à +6,2% dans les zones urbaines, sinon à +9,2% dans les banlieues.
En fait, la Covid-19 n'a fait qu'accélérer ce phénomène. D'après le "Journal of the American Planning Association", les "zoom towns" recevaient déjà la visite de plus en plus d'urbains fatigués du rythme de vie imposés par les grandes métropoles : leurs prix immobilier mirobolants, les bouchons, les problèmes dans les transports en commun... Compte tenu de la situation actuelle, les prix des maisons dans les "zoom towns" pourraient continuer de gonfler au cours des 12 à 24 prochains mois...
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Les plus riches continuent-ils d'acheter des logements luxueux, en dépit de la crise du coronavirus ? Plutôt oui : le marché reste stimulé par une clientèle qui peut vite donner corps à ses envies.
La pandémie du nouveau coronavirus a des conséquences inattendues sur le marché de l'immobilier américain. L'une d'entre elles est l'essor des villes où le prix moyen d'une maison s'élève à un million de dollars, selon une étude du site immobilier Zillow. On en compte actuellement 312 à travers le pays, soit 45 de plus qu'en 2019.