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ZAZ « On partage de l'espoir et du plaisir »

ZAZ « On partage de l'espoir et du plaisir »
29 nov. 2010 à 09:173 min
Par François Colinet







Nous avons partagé avec ZAZ un beau moment de sincérité. Au-delà de la star montante, une jolie personnalité à découvrir le 2 avril prochain au Cirque Royal de Bruxelles.

François Colinet : ZAZ, le succès est immédiat avec votre premier album. Ce qui vous arrive est tellement soudain...

ZAZ: C'est clair que c'est un peu un conte de fée. C'est un formidable challenge, c'est la course entre la scène et les nombreuses sollicitations mais c'est une très très belle aventure qui démarre. Et puis, en même temps, la musique et le chant ont toujours fait partie de ma vie J'ai fait le conservatoire de 5 à 9 ans 2 ans de violon, un peu de piano. Et puis, à 20 ans, j'ai fait une formation de 8 mois et je suis vite devenue intermittente du spectacle.

La reconnaissance est venue au bout de 10 ans de travail et d'aventure...

ZAZ: J'ai toujours vécu de la musique J'ai eu de multiples projets, des orchestres de bals, un quintet de jazz, du chant en espagnol, je ne le parle pas mais j'adore jouer avec les sonorités des langues, etc. Je suis arrivée à Paris en 2006. J'ai perdu mon statut. A cette époque, je ne me sentais pas bien avec moi-même. J'ai commencé à jouer dans la rue et puis je me suis mise a voyager beaucoup en suivant mon instinct. On m'a fait plein de propositions farfelues comme aller chanter de la chanson française avec un pianiste en Sibérie par exemple. Et puis, un jour j'ai répondu à une annonce sur internet qui disait « Cherche voix cassée un peu rock ». J'ai rencontré Kerredine Soltani qui m'a écrit le titre « Je veux », et à partir de là, tout a été extrêmement vite.

Il y a plusieurs auteurs différents sur ce disque. Le chanteur Raphaël vous a notamment écrit quelques titres. Et vous signez vous-mêmes certains textes...

ZAZ: J'ai écrit la moitié de l'album mais au début, je ne pensais pas que j'étais capable d'écrire. Un jour par hasard, je m'y suis mis et j'adore ça. J'aimerais m'améliorer. Travailler l'écriture sera un de mes prochains objectifs. Il y a beaucoup de collaborations sur le disque parce que pour moi, la musique, c'est vivre des rencontres et les partager. Ce sont les rencontres avec les musiciens sur la route qui ont étoffé mes goûts musicaux. Cet album est le résultat de toutes ces influences.

Ma rencontre avec Raphaël (que nous avons vu récemment à l'AB NDLR), s'est passé lors d'une une petite résidence que je faisais aux Sentiers des Halles à Paris. Plusieurs artistes méconnus s'y produisaient devant des gens du métier (producteurs, tourneurs etc.). Raphaël y était un soir et m'a demandé si j'accepterais de chanter certains de ses textes.

Vos textes évoquent beaucoup la fragilité de l'être humain, les incertitudes, les doutes et en même temps la nécessite d'accepter ce qui vient, sans fuir...

ZAZ: Pour pouvoir trouver sa force, il faut pouvoir aller dans ses plus grandes faiblesses et dans ses plus grandes peurs. C'est là qu'on se découvre et qu'on devient libre. Tout ce à quoi tu résistes, persiste. Quand on refuse de voir une réalité en face, elle nous revient toujours en pleine face. Par l'acceptation, on devient plus doux avec soi-même et on libère de l'énergie pour quelque chose de positif. Mais c'est un travail de toute une vie...

Quel est votre état d'esprit après quelques semaines de tournée à défendre votre premier disque solo?

ZAZ: Un nouveau chapitre s'ouvre. C'est un nouveau projet. Pour la première fois, je joue sous mon nom, mes propres chansons. Les gens viennent me voir et viennent se connecter avec une valeur humaine qui résonne en eux. Cette notion de partage me plaît beaucoup dans un monde qui est trop centré sur le chacun pour soi. On partage de l'espoir et du plaisir. Je veux tellement donner. J'ai juste peur de ne pas donner assez à cause de la fatigue parce que cette nouvelle vie est très fatigante et il faut que je pense à moi sinon mon corps dira stop.

En résumé, le succès de ce disque c'est un nouveau départ. Je ne le considère vraiment pas comme un aboutissement. C'est le début de quelque chose de passionnant puisque de toute façon la réussite c'est arriver à vivre de ce qu'on aime, le reste, comme la notoriété, ce n'est que du bonus.

François Colinet

ZAZ "ZAZ" (Play ON / Sony)



En concert

20/07 – Francofolies de Spa

14/08 – Brussels Summer festival

15/08 – Théâtre de Verdure, Namur

12/12 – Forum de Liège

13/12 – Ancienne Belgique, Bruxelles




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