RTBFPasser au contenu

Monde

Yémen: obus contre le Palais présidentiel, le président Saleh blessé

Les combats entre forces gouvernementales et troupes hostiles au président font des ravages dans la capitale yéménite, le palais présidentiel a été la cible de tir
03 juin 2011 à 12:00 - mise à jour 03 juin 2011 à 16:342 min
Par Belga News
Une dépêche de l'agence Reuter faisait état de l'annonce par Suhail TV (télévision proche de l'opposition yéménite) de la mort du président Ali Abdallah Saleh suite à l'attaque de son palais présidentiel ce vendredi.
D'autres agences ont par contre démenti cette information, AFP parlant d'un président blessé.

A 14h40 heure belge (12h42 GMT) Reuter, relayant une source yéménite officielle, annonçait via Twitter que le président Saleh était bien en vie et qu'il allait tenir une conférence de presse.
Il semble donc que le président du Yémen soit toujours en vie et que l'annonce de la télévision d'opposition ait été précipitée. De nombreuses sources ont ensuite confirmé cette situation.

Le président du Parlement gravement blessé, le président soigné à l'hôpital

"Le Premier ministre et le président du Parlement, ainsi que plusieurs autres personnalités politiques qui participaient à la prière du vendredi dans la mosquée au Palais présidentiel ont été blessés dans des tirs d'obus", a déclaré le porte-parole du Congrès populaire général (CPG), Tarek Chami. 

Au moins deux obus sont tombés sur le palais présidentiel indique Reuter.

Selon Al Arabia, le président et le Premier ministre ont bien été légèrement blessés, alors le président du Parlement serait, lui, dans un état critique. Quatre membres de la garde présidentielle ont été tués, ajoute la chaîne de télévision.

Le président contesté a été blessé ainsi que plusieurs hauts dirigeants dans la chute d'un obus sur la mosquée du palais présidentiel, qui a en outre tué trois gardes, selon un bilan officiel.

Selon un responsable du Congrès Populaire Général (CPG, parti au pouvoir), le Premier ministre, Ali Mohamed Moujawar, et le président du Conseil consultatif, Abdel Aziz Abdel Ghani, sont soignés dans le même établissement. Le responsable, qui a requis l'anonymat, s'est refusé à toute précision sur l'état de Ali Abdallah Saleh.

Les responsables yéménites accusent le plus puissant des chefs tribaux du pays, cheikh Sadek Al-Ahmar, dont les hommes sont engagés dans une bataille sanglante contre les forces fidèles au président, d'avoir bombardé le palais présidentiel.

Pour rappel, depuis dix jours des affrontements opposent les forces gouvernementales à des milices combattantes hostiles au président. Les combats ont déjà fait plus de 150 morts.
Les forces d'opposition réclament le départ du président Saleh qui est au pouvoir depuis près de 33 ans. 

Les Etats-Unis appellent à un cessez-le-feu immédiat

"Nous condamnons fortement tous les actes absurdes de violence qui se sont produits ces dernières 24 heures", a déclaré Mark Toner, le porte-parole de la diplomatie américaine, "et nous appelons à la cessation immédiate de toutes les hostilités". "Toutes les parties doivent mettre fin aux attaques et éviter une poursuite de l'escalade" des affrontements armés, a-t-il poursuivi. 

Le président Saleh et plusieurs hauts responsables yéménites ont été blessé vendredi dans le bombardement de la mosquée du palais présidentiel, au cours duquel quatre officiers de ses unités d'élite ont été tués, selon des responsables. Les Etats-Unis ont reçu des informations qu'ils n'ont pu "vérifier de manière indépendante" selon lesquelles Ali Abdallah Saleh n'a pas été blessé, a rapporté le porte-parole. 

"Il est évident", a-t-il commenté, "que la détérioration de la situation au Yémen ne peut être enrayée qu'au moyen d'un transfert du pouvoir pacifique et ordonné. Nous appelons donc à nouveau le président Saleh à agir immédiatement et entendre les appels du peuple yéménite".

Ju. Vl. avec agences

Yémen : La contestation devient une guerre tribale

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement