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Wednesday, le retour de la famille Adams

Jenna Ortega joue Mercredi Adams

© Charley Gallay/Getty Images for Netflix

C’est la série évènement de ces derniers temps ! En quelques semaines, la nouvelle série de Netflix, "Wednesday", qui retrace la vie de Mercredi Adams – comme dans l’iconique famille Adams- est en train d’exploser tous les scores de la plateforme au N rouge.

Sortie le 23 novembre dernier, cette série s’était déjà classée en première place dans 85 pays, 24h à peine après sa sortie. Actuellement elle est toujours en tête sur la plateforme. En une semaine, juste après sa sortie, la série cumulait 341,2 millions d’heures de visionnage à travers le monde.

Alors on a décidé de se pencher dessus et de vous dire ce qu’on en a pensé.

Le pitch

Le pitch est assez simple. C’est l’histoire de Mercredi Adams, la fille de la célèbre famille Adams. C’est une jeune adolescente ultra badass que rien n’effraie, qui ne sourit jamais et qui cultive sa différence. Elle est renvoyée de son lycée pour avoir un peu trop défendu son petit frère, victime de harcèlement par l’équipe de natation du lycée. Disons qu’elle a sa manière à elle de régler les choses : elle a décidé de balancer des piranhas dans l’eau pendant que l’équipe s’entraînait.

Alors forcément pour s’intégrer dans un établissement secondaire de simples mortels comme vous et moi, et bien c’est plus compliqué. Résultat : ses parents, Morticia et Gomez, décident d’envoyer la jeune Mercredi dans un lycée fait pour les gens comme elle, les "marginaux", en espérant que parmi ses semblables, elle parviendra à mieux s’intégrer.

Sauf que, d’une part, Mercredi n’a pas du tout envie de sympathiser avec qui que ce soit, et qu’en plus, dans cet établissement à l’ambiance gothique et obscure, la vie n’est pas non plus un long fleuve tranquille. Et ce n’est pas parce qu’elle est entourée de loups-garous, de sirènes et autres créatures fantastiques qu’elle se sent davantage appartenir à un groupe. C’est d’ailleurs un élément fort de la série, son aptitude à sublimer la différence pour ce qu’elle est en se moquant du qu’en-dira-t-on. Et d’ailleurs, Mercredi, elle, est une sorte de médium, une catégorie à laquelle aucun de ses camarades n’appartient non plus.

Certes, l’univers et l’intrigue qui va avec fait un peu penser à Harry Potter avec le côté héros adolescent différent, ayant des pouvoirs et qui se retrouve dans une institution pour marginaux en opposition aux "normis" qui ne peuvent pas comprendre. Mais ça n’empêche pas à la série de garder son originalité.

Et ça n’empêche pas Mercredi Adams de se retrouver dans des intrigues qui lui sont propres entre affaire de meurtres non élucidés, histoire de famille cachée et monstres affreux.

Une série à pieds joints dans 2022

Effectivement, comme l’explique Canalplus contextualiser la série autour du personnage de Mercredi Adams, qui contrairement à l’histoire originale n’a pas 13 ans mais est plus âgée permet d’ancrer l’histoire dans un "teen drama". Et donc d’élever les personnages autour à la fois de l’univers fantastique lié à l’histoire mais également autour de problématiques chères aux adolescents.

C’est ainsi que le personnage de Mercredi Adams est un personnage fort et féministe qui se bat et se lève pour "la vérité" comme elle dit et qu’elle n’a pas besoin d’hommes pour venir la sauver ni lui dire quoi penser. Un personnage féminin fort qui est qui plus est dénué d’émotions et donc sur lequel les clichés habituels n’ont pas de prise.

A cet égard, la performance de la jeune actrice de 20 ans, Jenna Ortega doit être saluée. Elle parvient à être juste tout du long de la série, dans un rôle qui demande énormément d’efforts tant dans le jeu que dans les compétences.

Et ce n’est pas le seul rôle impressionnant. On retrouve également Gwendoline Christie dans le rôle de la principale Larissa Weems. La même qui jouait Brienne de Torth dans Games of Thrones et qui parvient avec cette série à nous montrer ici toute l’étendue de son talent.

Tim Burton, le roi du gothique chic

Tim Burton est à la réalisation de 4 épisodes sur les 8 de cette première saison. Et ça se sent ! Qui d’autre que Tim Burton pour parvenir à créer un univers imaginaire aussi soigneusement ? Le réalisateur d’ "Edward aux mains d’argent" a su, à nouveau, montrer avec brio sa patte pour l’humour caustique et noir et un esthétisme imparable. Un art du rock gothique modernisé au service de la série et de l’histoire de la famille Adams.

Dans l’épisode 4, la scène où tous les étudiants se font asperger en rouge carmin sang est un petit bijou d’esthétisme.

Néanmoins, il y a un petit bémol. Il faut dire que si les dialogues sont bien faits, piquants juste ce qu’il faut, précis juste ce qu’il faut et qu’ils permettent de s’identifier aux différents personnages, l’intrigue pèche à réellement captiver.

La série se laisse regarder mais sans engager un enthousiasme démesuré.

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