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Watermael-Boitsfort : Ecolo et PS s’affrontent sur le chant des cailles

Le chant des cailles de la discorde

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20 janv. 2022 à 12:34Temps de lecture1 min
Par Véronique Fievet

C’est une question qui risque d’empoisonner longtemps encore les conversations dans la commune de Watermael-Boitsfort. Faut-il construire 70 logements sur le champ des Cailles ? Ce terrain de trois hectares appartient à la SISP Le Logis-Floréal et son affection urbanistique le destine bien à accueillir de futurs logements sociaux. Mais depuis 10 ans, une convention d’occupation temporaire l’a confié à l’ASBL le Chant des Cailles. Celle-ci y a créé et développé au fil du temps un projet d’agriculture urbaine, soutenu par des citoyens très conscients de la nécessité de maintenir ces espaces préservés.

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"Si le bruit des bétonneuses se rapproche, cela provoquera un tollé", prédit O. Deleuze

Un espace de nature et de convivialité, certes, mais que la région bruxelloise veut à présent récupérer pour l’affecter à sa finalité initiale : des logements sociaux. Le bourgmestre, en bon Ecolo, s’y oppose au nom du besoin croissant de préserver la nature en ville et en soulignant que Watermael-Boitsfort accueille déjà plus de logements sociaux que bien d’autres communes de la région (17% de logements sociaux alors que l’objectif régional est de 15% par commune), et cela même si la densité de population y est aussi la plus faible de la région. Et Olivier Deleuze insiste : si les projets régionaux devaient se concrétiser, le champ des Cailles pourrait devenir une Zone A Défendre (une ZAD qui rappelle, toutes proportions gardées, celle de Notre-Dame-des-Landes). On n’y est pas encore !

50.000 Bruxellois attendent des logements abordables

Face à lui, l’opposition socialiste n’étonne pas vraiment. Le conseiller communal socialiste Martin Casier défend farouchement la nécessité de créer du logement accessible, là où c’est possible et surtout, là où c’est prévu. Il rappelle que 75% du terrain resteraient de toute façon affectés à l’agriculture urbaine. Ce mardi soir encore, le futur du chant des Cailles s’est invité au conseil communal. Chacun pour le moment reste sur ses positions, même si, entre les lignes on entrevoit encore une place pour la négociation. Mais d’ici là, ce dossier risque bien de s’ajouter encore à ceux qui empoisonnent déjà la majorité régionale bruxelloise.

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