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Waterloo: grève à la maison de repos "Château Chenois", les syndicats dénoncent un manque de personnel

"Depuis le mois de juin, il y a un sous-effectif chronique ainsi qu’un manque de matériel", dénonce Claudia Reckinger, secrétaire permanente SETCa Brabant-Wallon.

Ce matin, à Waterloo, le personnel de la maison de repos Château Chenois est en grève. Un piquet de grève est organisé durant toute la matinée. A 13h, les syndicats se rendront à un bureau de conciliation devant la commission paritaire pour tenter de trouver des solutions. Un préavis avait été déposé en front commun SETCa-CNE. Les syndicats dénoncent un manque de personnel trop important depuis l’année dernière.

"16 minutes par résident"

"Depuis le mois de juin, il y a un sous-effectif chronique ainsi qu’un manque de matériel", dénonce Claudia Reckinger, secrétaire permanente SETCa Brabant-Wallon. "Ce qui entraîne une prise en charge qui n’est plus de qualité et qui n’est plus correcte pour les résidents. Par exemple, bien souvent, une aide soignante se retrouve seule pour 15 résidents le matin, entre 7h et 11h. Donc elle dispose concrètement de 16 minutes pour amener le petit-déjeuner, faire l’aide à l’alimentation, la toilette du résident, ranger la chambre, débarrasser le petit-déjeuner… Et ça, ça devient récurrent."

Le groupe Orpea visé

Les représentants syndicaux se posent des questions sur le management du groupe Orpea, qui gère la maison de repos. "Il n’y a pas qu’au Château Chenois que l’on remarque des problèmes de manque d’effectifs. Sur le Brabant wallon, je suis aussi intervenue dans des résidences à Lasnes et à Nivelles. Je me pose la question, car ce n’est pas isolé, et mon collègue de Bruxelles vit la même chose. J’ai le sentiment que c’est la rentabilité qui prime sur l’humain."

Nous avons contacté le groupe Orpea, qui a souhaité réagir par voie de communiqué. Le groupe assure que "le bien-être de nos résidents et leurs familles est au cœur des priorités de la Direction et des équipes de soins. Bien conscients des défis généraux de notre secteur, nous sommes convaincus qu’un dialogue ouvert est la solution pour rassurer l’inquiétude de nos équipes. Les contacts nécessaires sont en cours et les réunions planifiées. Nous souhaitons de la part de nos équipes de soins ainsi que de leurs représentants syndicaux une collaboration constructive."

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