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Washington et ses alliés condamnent ensemble les cyberactivités "malveillantes" de Pékin

Washington et ses alliés condamnent les cyberactivités "malveillantes" de Pékin

Washington et ses alliés ont condamné lundi, dans une campagne concertée, les cyberactivités "malveillantes" de Pékin et l’ont accusé de mener des opérations d’extorsion contre leurs entreprises, mais aussi de menacer leur sécurité.

Les Etats-Unis, l’Union européenne et la Grande-Bretagne ont, dans des communiqués simultanés, imputé à la Chine le piratage massif mené en mars contre les services de messagerie Exchange du groupe Microsoft.

La Chine a "un comportement irresponsable, perturbateur et déstabilisant dans le cyberespace, ce qui représente une menace majeure pour l’économie et la sécurité" des Etats-Unis et de ses partenaires, a déclaré le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken.

"Le gouvernement chinois doit mettre un terme à son cybersabotage systématique et doit être tenu responsable s’il ne le fait pas", a ajouté le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab.

Selon les Etats-Unis, l’Otan, le Japon, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande se joignent à cette vive condamnation qui n’est toutefois pas accompagnée d’annonce de sanctions ou représailles.

Dans un communiqué toutefois prudent, l’Otan dit "prendre acte" des déclarations américaine ou britannique sur la Chine, et leur adresser sa "solidarité".

"Nous appelons tous les Etats, y compris la Chine, à respecter leurs obligations […] y compris dans le cyberespace", selon ce document.

"Profit personnel"

D’après Washington, le gouvernement chinois "fait appel à des pirates informatiques criminels" pour mener des attaques dans le monde entier.

La justice américaine a d’ailleurs révélé l’inculpation de quatre hackeurs chinois, dont trois "agents du ministère de la Sécurité d’Etat" accusés de s’être introduits dans les systèmes d’entreprises, d’universités et du gouvernement entre 2011 et 2018 pour voler des données ou des technologies.

Les informations volées, dans de nombreux pays dont l’Allemagne ou l’Indonésie, portaient notamment sur des véhicules autonomes, des formules chimiques ou des technologies de séquençage génétique, selon le ministère américain de la Justice.

Les pirates chinois peuvent aussi avoir pour unique motif "le profit personnel", d’après un haut responsable américain qui évoque des tentatives d’extorsion et "des demandes de rançon de millions de dollars" adressées à des entreprises privées par des hackers liés à Pékin.

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