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Walibi Wavre accueille quelque 300 secouristes du monde entier pour le Grimpday

© RTBF jch

Walibi-Wavre accueille actuellement quelque 300 pompiers, secouristes et autres sauveteurs du monde entier. Ce n’est ni pour leur plaisir personnel ni pour un séminaire de type "incentive", mais pour la 16e édition du Grimpday, un concours de sauvetage sur corde.

Challenge international très réputé, l’événement permet aux équipes de secouristes de s’exercer et de se mesurer entre eux, en milieu périlleux. Sauvetage sur cordes au sommet d’une attraction de 33 mètres de haut comme le Vampire, intervention de secours dans un tunnel sombre,… Ces épreuves sont également très utiles pour partager les expériences entre professionnels et pour être plus efficace lors des véritables interventions.

Un blessé sur le Vampire

Parmi les attractions utilisées comme site d’épreuve pour les secouristes, le Vampire. "On simule une situation qui pourrait arriver, à savoir une panne du mécanisme d’entraînement des chariots", explique Eric Lahaye, responsable des bénévoles au Grimpday. "Il faut donc grimper et évacuer le blessé vers le sol. 24 équipes (de 7 secouristes) issues de 18 pays différents participent à ce challenge. Il sont encadrés par de nombreux bénévoles et organisateurs. Des bénévoles encadrent l'opération. Les épreuves sont évaluées sur différents critères comme la vitesse d’intervention et la sécurité des intervenants et du "blessé" à évacuer. Mais cet événement est surtout l’occasion d’échanger nos expériences et nos connaissances. Nous tentons de nous améliorer. D’où l’importance du partage entre équipes venues du monde entier".

La pénombre d’un tunnel dangereux

Autre site utilisé pour les épreuves des secouristes : le "Psyké". Dans cette attraction, les pompiers et autres sauveteurs doivent intervenir dans une sorte de tunnel ferroviaire sombre et dangereux. "Ici, les équipes doivent évacuer un blessé d’un côté à l’autre de la voie ferrée qui est (soi-disant) électrifiée", explique Luc Dekoster, responsable technique des épreuves. "La difficulté, c’est de travailler dans l’obscurité. C’est une contrainte supplémentaire, moins habituelle. Ce genre d’exercice peut nous aider en cas d’intervention sur le terrain, même si on ferait couper l’électricité dans un cas réel. Ici, nous devons aussi travailler la coordination et la communication entre sauveteurs. C’est très instructif pour améliorer les techniques d’intervention".

Une équipe 100% féminine

Sur environ 300 participants, une nouvelle équipe se distingue, cette année. Composée uniquement de femmes, cette équipe de professionnelles allie talent et efficacité. "Notre équipe bénéficie d’une forte cohésion", explique Coraline Walem, secouriste à Namur. "Nous travaillons un peu différemment. Il y a peut-être moins de force musculaire, mais une meilleure anticipation sur certaines tâches. Notre organisation est un peu différente. Je trouve en tout cas cette expérience très intéressante. Peut-être plus encore qu’avec une équipe mixte".

Pour Maxime Covens, coordinateur général du Grimpday, le choix du site de Walibi est idéal pour pouvoir s’exercer sur des structures différentes. Le Dalton Terror, par exemple, offre la possibilité d'intervenir à pratiquement 77 mètres de haut. "En partageant nos expériences avec des équipes d’autres pays, nous améliorons nos compétences. C’est tout bénéfice pour pouvoir intervenir plus efficacement en intervention dans la vie de tous les jours. De plus, au fil des ans, le matériel s’améliore aussi. C'est un plus pour nos équipes".

L’an prochain, le Grimpday sera organisé dans le sud de la France.

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