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Belgique

W. Borsus: si Arcelor est nationalisé, il y aura le coût de la dépollution

W. Borsus: si Arcelor est nationalisé, il y aura le coût de la dépollution
28 janv. 2013 à 08:202 min
Par Wahoub Fayoumi

"Situation exceptionnelle justifie réponse exceptionnelle".  Le chef de groupe MR au Parlement wallon ne veut pas ouvrir de polémique. Les actions du gouvernement ne sont pascritiquables, du moins pour le moment. Willy Borsus affirme, comme ces homologues de la majorité, que les technologies liégeoises sont porteuses d’avenir, et qu’il n’est pas illusoire de penser qu’il est possible de reconstruire une sidérurgie de pointe à Liège.

"Nous devons toutes et tous nous mobiliser pour construire cette possibilité", dit-il en tout cas. Même en soutenant l’option d’une nationalisation temporaire ? Pour le MR, pas de tabous là-dessus, même si la piste actuelle est celle de la négociation. "Si ce passage doit être la solution, la clé pour permettre un avenir industriel  à l’activité sidérurgique, notamment au froid, nous n’y sommes pas opposés".  Mais, souligne le député wallon, "on ne va pas pouvoir dans cette matière où les réglementations européennes sont nombreuses décréter au niveau wallon une nouvelle forme d’organisation politique, soyons francs". L’option du portage "très temporaire", pourquoi pas, mais il faut que cela soit bien balisé et accepté par les autorités européennes.

Les coûts de dépollution pourraient être à charge de la Région

Willy Borsus ne pense donc pas que cela sera simple. Et il souligne : "Il y a aussi le dossier de la dépollution des sols. Je rappelle que l’on parle d’une somme minimale de 600 millions d’euros à charge d’ArcelorMittal", explique-t-il. "Dès l’instant où on nationalise, où on régionalise, on devient évidemment détenteur de l’ensemble du site (…) mais aussi probablement on endosse la responsabilité concernant la dépollution des sols, c’est un des éléments de l’extrême complexité du dossier".

Pas de tabous non plus concernant les intérêts notionnels : "Le but est de créer de l’activité. Si certains minoritaires utilisent le mécanisme à l’inverse de son objectif, il faut effectivement le redimensionner". Mais pas question de l’abandonner. Willy Borsus rappelle que les intérêts notionnels sont le fruit d’un compromis entre le MR et les partis de gauche. Réticents sur le principe, ces derniers, remarque-t-il, se sont laissé convaincre par leur utilité. "L’ensemble de nos gouvernants Premier ministre en tête ont fait de ces intérêts notionnels très récemment à Davos (…) ont fait de ces intérêts notionnels un élément  clé de la publicité qui était faite vis-à-vis des investisseurs étrangers", fait-il remarquer.

W. Fayoumi

Willy Borsus (MR) dans Matin Première - B. Henne

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