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"Vous n’êtes pas prioritaires" : sans gaz depuis 3 mois, les victimes collatérales des inondations se sentent abandonnées

Vaux-sous-Chèvremont a été gravement touchée lors des inondations de juillet dernier, des zones non-inondées sont encore privées de gaz
03 nov. 2021 à 06:542 min
Par Benjamin Verpoorten

Elles n’ont pas été inondées, elles n’ont pas perdu leur maison, mais elles sont des victimes indirectes des inondations. Plusieurs familles viennent de passer 3 mois sans gaz, certaines en sont encore privé. Difficile de dire combien elles sont, mais beaucoup ne comprennent pas cette situation.

"Ce n’est pas parce que l’on a encore 4 murs autour de soi, que l’on peut se permettre de survivre dans une maison où il fait froid" dit d’emblée Cindy Parrinello, une habitante de Vaux-Sous-Chèvremont. Depuis 3 mois, cette mère de famille vit sans chauffage et sans eau chaude. Une situation moins grave que celle des sinistrés, mais tout de même problématique. Pourtant, elle a l’impression d’être invisible, oubliée " partout où l’on a téléphoné, que ce soit les CPAS, Resa ou la Région wallonne, on nous a dit 'vous n’êtes pas prioritaire parce que vous avez encore 4 murs, vous êtes victimes collatérales, on ne sait rien faire'". Difficile à entendre au vu des conséquences que cela engendre.

Des conséquences physiques, psychologiques et financières

La fatigue tout d’abord, l’inquiétude aussi " on commence à être malades avec ce froid, on est à bout et puis on s’inquiète. On a des jumelles qui sortent de néonatologie, c’est difficile de les garder au chaud. On les place dans des couvertures, mais on se réveille régulièrement pour s’assurer qu’elles vont bien donc on dort peu ".

On est dans un gouffre financier

Conséquences financières aussi. Dans un premier temps, la famille a tenté de rester chez elle avant d’envisager de déloger " on a eu beaucoup de frais. On a dû investir dans un poêle à pétrole, c’est 500 euros. Puis, il faisait tellement froid qu’on est allés dormir à l’hôtel sans oublier qu’il faut aussi manger à gauche à droite parce qu’on n’a pas de moyens de cuisiner " confie Cindy. Aujourd’hui, elle vit avec son mari et ses enfants chez des proches. Ils devraient pouvoir rentrer rapidement chez eux, mais malgré cela, déplorent l’absence totale d’aide et de soutien envers les victimes indirectes des inondations.

Contacté par nos soins, Résa, le gestionnaire du réseau se dit conscient de la situation. L’entreprise met tout en œuvre pour rétablir l’alimentation le plus rapidement possible. Elle rappelle aussi que son réseau a subi de lourds dommages et que cela peut avoir des conséquences sur des zones non-sinistrées. Vous pouvez suivre l'avancée des différents chantiers ici.

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