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Belgique

VOKA: "Diminuer les coûts structurels avant de demander de payer plus"

VOKA: "Diminuer les coûts structurels avant de demander de payer plus"
27 août 2014 à 06:25 - mise à jour 27 août 2014 à 07:082 min
Par Wahoub Fayoumi

"On n’a jamais été intéressé par qui faisait, mais par ce qui se faisait". Jo Libeer l'affirme: le VOKA est pragmatique. "On a comparé les programmes électoraux avant les élections. Et il s’est avéré que les programmes de l''Open VLD, de la N-VA et du CD&V sont assez proches". Il regarde donc cette possible coalition avec un a priori positif, d'autant plus que dit-il, "c'est ce que veut la grade majorité de la population en Flandre et de ce que nous voulons".

"Ce qu’on a lu dans les journaux, comme vous, ça donne une idée que ça va dans la bonne direction, mais 'the devil is in the details', donc il faudra pouvoir opérationnaliser tout ça, et l’effort qui devra être fait c’est un travail énorme", ajoute-t-il, en espérant que le timing de mise en place des nouvelles mesures soit le bon.

Pas nécessairement de nouvelles taxes

Faudra-t-il pour autant de nouvelles taxes? Pas nécessairement, répond Jo Libeer. "Notre pays a une balance commerciale négative. donc si on veut avoir des revenus, il faut redevenir compétents à l'international. Il nous faut un choc compétitif, par une baisse de la masse salariale".

Mais comment financer tout cela? pour trouver ces 20 milliards, l'administrateur délégué du VOKA parle de "diminuer les coûts structurels du système".

"Comparons un pays comme la Belgique avec un pays comme la Suède, où les dépenses publiques se montent à 50% du PIB. Or, en Belgique, on est à 55%", explique-t-il.  Et de préconiser de diminuer les dépenses publiques de 5% dans notre pays. "Ils ont des entreprises compétitives, puis après ils peuvent payer un système qui est important".

Diminuer les coûts structurels: une marge de 5%

Il s'agit donc tout d'abord de rendre le système plus efficace, dit-il, "comme le professeur Annemans, économiste des soins de santé, l'explique: je peux épargner entre 5 et 15% en coûts structurels dans les soins de santé". Et de donner l'exemple d'une économie de 10% sur un budget de 30 milliards: "cela fait 3 milliards de diminution de frais sans que ça touche directement au patient".

"La question est d'essayer de comprendre comment on peut essayer de diminuer les coûts structurels avant de demander aux patients de payer plus", précise-t-il. "Les entreprises le font tout les jours: elles investissent dans la productivité, l'efficacité, et en même temps, elles essaient d’améliorer la prestation et la qualité de leurs services".

Pas de demande aux citoyens de contribuer, dans un premier temps temps, donc, mais pas non plus un acharnement contre le système de sécurité sociale: "Notre but n’est pas de casser l’acquis social en Belgique", affirme Jo Libeer. "Notre préférence, c'est d'essayer dans un premier temps de diminuer les coûts structurels du système. On a une marge de 5%, il faut se focaliser là-dessus".

W. F.

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