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Voici la véritable histoire du caberdouche bruxellois

L'histoire des cafés bruxellois

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04 juin 2021 à 13:092 min
Par Vivre Ici Bruxelles

La maison des littératures Passa Porta, c’est à Bruxelles, propose une sorte de collectes des meilleures anecdotes de bar. Un projet qui a inspiré Fabrizio Bucella, œnologue et chroniqueur pour Vivre Ici Bruxelles.

Les récolteurs d’histoire vont se balader dans certains cafés branchés bruxellois : Monk, Millefeuille, New Plasky, Flamingo et le Muntpunt Grand Café. C’est l’occasion de se demander d’où viennent ces cafés bruxellois.

Les tout débuts

Ils portent le nom de caberdouche, estaminet, cabaret, assommoir, bistrot, caboulot, troquet, comptoir, buvette, café, bodega, bar, brasserie ou encore cavitje, bac à schnick…

Un peu d’histoire, tirée de l’excellent livre "Bruxelles et ses cafés" édité par la dynamique cellule patrimoine de la région bruxelloise. Lorsque les villes se développent, il est plus intéressant de boire de la bière (ou du vin), que l’eau qui n’était pas propre à la consommation, car on jetait tout à la rivière, la Senne ou ses affluents.

L’histoire de la bière rejoint un peu celle des cafés. Au XVIe siècle, les brasseries pullulaient à Bruxelles, le long de la Senne bien sûr, mais aussi le long du Maelbeek, par exemple, qui prend sa source à l’abbaye de la Cambre et puis va se jeter dans la Senne à Schaerbeek. Les cabarets se sont posés gentiment à proximité de ces brasseries.

Dans ce qui était les faubourgs, les villages, non encore urbanisés, on trouvait alors des auberges ou brasseries, où l’on pouvait se restaurer et éventuellement y passer la nuit. Le long de la chaussée d’Alemberg à Uccle, il y a encore le Spijtigen Duivel ou le Misverstand, ou alors sur Ixelles on a la fameuse Auberge de Boondael, qui ouvrait sur Watermael-Boistfort.

De plus en plus sophistiqués

Au début du XIXe siècle, certains établissements montent en gamme. C’est l’heure des fameux estaminets. On pouvait y fumer bien sûr, mais aussi jouer aux cartes, aux dés, au vogelpick (fléchettes)… On pense à La Bécasse, L’Estrille du Vieux Bruxelles ou À l’Imaige Nostre-Dame.

Enfin vient le café. À Bruxelles, il arrive dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le fameux café est venu d’Orient, le terme en arabe K’hawah signifie revigorant. Ce sont des lieux plus chics, plus chers. Parallèlement, se développent les bistrots, les cafés plus populaires. On a gardé cette distinction quelque part.

Pour terminer, Fabrizio Bucella a choisi quelques extraits du livre "Brèves de comptoir" de Jean-Marie Gouriot, un genre à part entière.

- "Tous les matins, j’écoute la revue de presse à la radio, eh ben… qu’est-ce qu’ils en achètent comme journaux".

- Une de saison sur les abeilles : "L’écrase pas ! C’est pas une guêpe, c’est une abeille ! Et alors ? ! Qu’est-ce qu’elle vient faire du miel dans notre bistrot ?".

De toute façon, caberdouche, café ou estaminet, il n’y a qu’une solution… c’est la dégustation.

 

Chaque semaine, Fabrizio Bucella nous livre ses pépites sur le monde du vin et de la bière dans Vivre Ici Bruxelles. N’hésitez pas à aller faire un tour sur le site de son école d’œnologie Inter Wine and Dine pour en savoir plus.

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