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Vincent Vanasch, encore et toujours

Vincent Vanasch - encore et toujours

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10 juin 2022 à 08:00Temps de lecture3 min
Par Christophe Reculez

Un titre, un de plus. Ce weekend, en remportant pour la deuxième année consécutive le championnat d’Allemagne avec Cologne, Vincent Vanasch a ajouté une ligne à son incroyable palmarès.

Avec l’Or olympique, un titre de champion du monde et d’Europe, deux titres en Coupe d’Europe des clubs et sept titres nationaux (En Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne), the Wall affiche sans doute le plus beau CV du hockey mondial et un des plus beaux du sport belge. " Je laisse ce genre de qualificatif aux journalistes. C’est souvent eux qui me signalent que mon palmarès est sans doute unique. Personnellement, je n’y prête pas trop attention. J’espère surtout inspirer les plus jeunes qui voudront peut-être battre mes records ", explique le Bruxellois dont le sourire ne quitte jamais son visage.

Une accumulation de titres avec, néanmoins, un succès au-dessus des autres : le titre olympique. " Des mois plus tard, le souvenir est toujours très présent. On était très bien préparé, tout était millimétré. On n’avait rien d’autre à penser que de bien jouer. Mais je dois reconnaitre, qu’après avoir sauvé le dernier Shoot-Out, j’ai eu un petit blackout. Heureusement, il y a les vidéos et les photos pour se souvenir ".

Avec ce dernier Shoot-Out sauvé, Vincent Vanasch a envoyé ses équipiers au paradis
Avec ce dernier Shoot-Out sauvé, Vincent Vanasch a envoyé ses équipiers au paradis © Tous droits réservés

Des photos et des vidéos pour se souvenir mais aussi sa médaille. " Je l’ai mise sur une armoire dans mon garage que j’ai aménagé avec, aussi, tous les maillots portés lors de mes titres. Je les fais à chaque fois dédicacer par mes coéquipiers et je les mets dans un cadre. Mais je ne vais pas voir ma médaille tous les jours. Par contre, mes invités à la maison me demandent souvent de la voir. C’est un objet qui doit vivre, passer de main en main. Je la prends souvent lors des stages de jeunes ou lors des conférences que je donne. Et il n’est pas toujours simple de la récupérer quand il y a du monde ", plaisante le gardien des Red Lions.

Après les JO, l’euphorie a été assez incroyable autour du groupe belge. Entre le retour en Belgique, avec une place Rogier pleine de supporters pour les accueillir, et les nombreuses sollicitations, les Red Lions ont eu peu de temps pour se reposer physiquement et mentalement. Certains joueurs ont d’ailleurs fait état d’un petit burn-out après les JO. " C’est vrai que cela a été un tourbillon après les Jeux. On a été beaucoup sollicité, avec bonheur. On était invité partout: chez nos sponsors, dans les médias, chez nos amis. Ensuite, ça a été le retour à la vie normale et on a repris le chemin des terrains très rapidement. Pour certains, dix jours après les JO. Ce seront d’ailleurs des choses à revoir dans le futur. L’année 2021 a été longue et on a eu du mal à la terminer. Mais, me concernant, j’avais ma petite famille pour m’aider à tenir ".

Un médaille olympique qu'il a fallu digérer
Un médaille olympique qu'il a fallu digérer © Tous droits réservés

Et pourtant, au retour des JO, Vincent Vanasch a connu des moments douloureux. " Au retour des Jeux, j’ai eu la naissance de ma fille mais, malheureusement, mon fils est tombé malade. Il a été très courageux. J’aurais rendu tous mes titres pour qu’il aille mieux. Ça a été une période très difficile. Après avoir un peu hésité, j’ai fini par en parler sur les réseaux sociaux parce que beaucoup de gens me demandaient si j’avais arrêté l’équipe nationale. Je ne le regrette pas parce que j’y ai reçu beaucoup de soutien. J’ai mis de côté le hockey durant 3 mois. Mes employeurs en club et en équipe nationale ont été, évidemment, très compréhensif. Et mes coéquipiers m’ont beaucoup soutenu. "

De retour après ces moments pénibles, Vincent Vanasch a donc repris sa marche en avant. A 34 ans, et après avoir tout gagné, le dernier rempart de notre équipe nationale ne semble toujours pas rassasié. " Je ne me voyais pas arrêter, arrêter de mettre mes guêtres. L’ambiance d’un groupe, des vestiaires, avec les Red Lions, ce sont des moments forts avec des joies mais aussi des déceptions. Et puis, Nadal ou Federer n’ont pas arrêté non plus après un Grand Chelem. On aime la compétition. Je n’ose plus trop me prononcer parce que j’avais laissé entendre que j’arrêterais après Tokyo. Finalement, je pense qu’après Paris, ce sera le bon moment. Surtout si on ramène à nouveau l’Or ".

Médaille d'or - Hockey Masculin : Red Lions

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