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Justice

Vincent Van Quickenborne veut libérer la plupart des détenus six mois en avance

15 juin 2022 à 04:18Temps de lecture1 min
Par Belga, édité par Xavier Lambert

Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne a préparé une loi qui permettra aux détenus, jusque la fin 2024, d'être libérés six mois avant la date prévue fin normale de leur peine. Ceci pour lutter contre la surpopulation carcérale, écrivent De Standaard, Het Nieuwsblad et la Gazet van Antwerpen mercredi.

Les criminels les plus dangereux, tels que terroristes et délinquants sexuels, par exemple, sont exclus du projet.

Quelques nuances

A noter que la mesure n'est pas automatique. Il s'agit d'une faveur octroyée à condition de : ne pas commettre d'infractions pénales, ne pas déranger les victimes. Par ailleurs, le directeur de la prison peut imposer cette faveur si le détenu dispose de moyens de subsistance suffisants et d'un lieu de résidence permanent.

Cette mesure ne s'applique pas aux détenus qui : 

  • ont été condamnés à une ou plusieurs peines privatives de liberté d'une durée totale supérieure à 10 ans ;
  • ont été condamné pour délits sexuels ;
  • ont commis des infractions terroristes ; 
  • ont été condamnés avec un renvoi du tribunal d'application des peines ;
  • sont des étrangers sans droit de séjour ; 
  • sont suivis par l'OCAM.

Cette mesure avait déjà été appliquée pendant la crise du coronavirus pour préserver les prisons, ce qui avait conduit à la libération de quelque 200 détenus en 2020.

Le gouvernement devrait décider vendredi de remettre le couvert jusqu'à la fin 2024. La Chambre devra ensuite approuver la loi.

Surpopulation carcérale

La surpopulation reste croissante dans les prisons. Une série de mesures avait permis de réduire le nombre de détenus à environ 9.500, mais le nombre de détenus a de nouveau augmenté pour atteindre exactement 11.134 - l'un des chiffres les plus élevés jamais enregistrés et environ 1600 de plus que le nombre de places disponibles.

De plus en plus de prisonniers sont libérés de manière anticipée. Alors que 77% des détenus condamnés à trois ans ou plus ont purgé au moins la moitié de leur peine en 2017, ce chiffre est tombé à 69 % l'an dernier. La baisse chez les détenus purgeant au moins les deux tiers de leur peine est encore plus prononcée : de 66 % en 2017 à 54 % l'an dernier.

Sur le même sujet : Extrait Matin Première (04/05/2022)

Dossier de la rédaction

La surpopulation carcérale

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