Politique

Vincent Van Quickenborne (Open Vld) : "Il faut encore plus lutter contre la violence vis-à-vis de la police"

L'invité: Vincent Van Quickenborne, vice-premier ministre OpenVLD

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22 nov. 2022 à 08:40Temps de lecture2 min
Par D. V. Ossel sur la base d'une interview menée par Thomas Gadisseux et François Heureux

Invité sur La Première ce mardi, le ministre Open Vld Vincent Van Quickenborne, joue le pacificateur après la crise qui a secoué libéraux flamands et francophones, suite au remplacement d’Eva De Bleeker, secrétaire d’Etat libérale flamande, par Alexia Bertrand. "Les deux partis libéraux sont des partis qui s’entendent bien, défend le ministre. C’est vrai qu’une famille peut avoir des querelles, on a eu des querelles, il y a eu un communiqué commun des deux présidents de partis pour tourner la page. Et ça, c’est pour moi le plus important."

Au passage, il soutient la petite nouvelle, qu’il qualifie de "vraie réformatrice", qui "connaît très bien ses dossiers".

Son dossier à lui, c’est la justice. En tant que ministre de la Justice, il a été touché par une affaire récente : celle du meurtre d’un jeune policier à Bruxelles. Les syndicats de police ont très vite demandé sa démission.

Appel à la démission

"Il faut savoir que, après ce qu’il s’est passé pour la police, il y a eu beaucoup d’émotion, et je le comprends, réagit-il. Mais quand on a eu une réunion avec eux, il y a une semaine, au 16 rue de la Loi, j’ai constaté qu’il y avait moins d’émotions et plus de rationalité pour parler de solutions. C’est ce qu’on est en train de faire, et on va, j’espère, arriver à une solution ce jeudi."

Pour Vincent Van Quickenborne, il faut pouvoir tirer les leçons de cette affaire. Premièrement, il estime qu’il faut qu’il y ait un échange d’informations entre les services de sécurité et le monde médical, et qu’il faut changer les protocoles pour amener plus de clarté à ce niveau. Deuxièmement, il veut investir dans la prise en charge “des personnes psychiatriques qui posent un problème pour la société”, à la fois dans les prisons et en dehors des prisons. Troisièmement, “il faut encore plus lutter contre la violence contre la police.

Tolérance zéro

C’est le concept de la tolérance zéro, qui fait partie de la réforme du Code pénal. En quoi peut-on encore aller plus loin ? Le ministre rappelle qu’en novembre 2020, il a été décidé que, en cas de coups et blessures avec incapacité de travail, le parquet doit poursuivre. “Et ça, c’est respecté. Mais la police demande qu’il y ait aussi une réaction plus forte de la part du parquet dans les cas de rébellion, parce que là aussi il peut y avoir des accidents, de la violence.

Une réunion est prévue à ce sujet ce jeudi avec les syndicats de police, le ministère public, et la police. “Moi, je vais essayer de convaincre le parquet d’avoir la même attitude envers les cas spécifiques de rébellion.

Concernant le cas du commissaire général de la police fédérale, Marc De Mesmaeker, qui semble être sur la sellette, Vincent Van Quickenborne précise que son mandat se termine en juin 2023, et que la procédure est en cours.  Ce n’est pas le ministre de la Justice qui va décider.” C’est une commission de sélection qui tranchera.

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