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Vincent Scarito fait tourner les notes avec joie

Vincent Scarito
16 juil. 2018 à 12:02 - mise à jour 16 juil. 2018 à 12:022 min
Par François Colinet

Avec son troisième album "What’s in the fridge", le chanteur et acteur belge propose une jolie pépite de douceur qui navigue entre jazz et bossa. Un disque à découvrir !

Dans la jungle saturée de rythmes et de sons, certains disques arrivent jusqu’à nos oreilles par un tout autre chemin. Celui de la douceur, presque susurrée.  Celui du balancement réconfortant des flots et des notes. Voilà le parti pris par Vincent Scarito. Connu pour sa carrière d’acteur (dans "Deux Frères" de Jean-Jacques Annaud par exemple), il revient à la chanson avec "What’s in the Fridge", un album qui s’apprécie au long cours comme la chaleur d’un vent d’été. Rencontre avec un homme touchant, à l’écoute de son instinct et de ses émotions créatrices.

On vous connaît surtout comme acteur. Comment a démarré votre envie de faire de la musique ?

Vincent Scarito : Oh, elle est là depuis très longtemps ! Jouer un instrument, c’est un peu comme si c’était inscrit en moi. Je joue de la guitare depuis de nombreuses années. J’ai pris quelques conseils auprès d’un prof mais j’ai vraiment appris en autodidacte. La nouveauté a été de découvrir que je pouvais écrire des chansons ! Avant, je reproduisais des accords, je jouais les chansons des autres. Et un jour, alors que je me consacrais à ma vie d’acteur, par accident j’ai repris une guitare pour écrire les miennes !

vincent scarito recherche idéale

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cover What's in the fridge

De quelles conditions avez-vous besoin pour écrire ?

J’ai dû vraiment m’imposer un cadre, un horaire de spartiate ! C’était une tâche ardue parce que je n’avais jamais écrit. J’avais enregistré des bouts de mélodies sur une cassette à une période ou j’étais enfermé chez moi. Sans savoir, évidemment, qu’un jour j’allais faire un album. Les mélodies arrivent d’abord, toujours. Parfois avec un brin de texte, une idée du sujet, une atmosphère. D’ailleurs, au début je pensais que cet album serait entièrement en anglais. Le travail est différent, parce que la  langue est différente. La mélodie appelle la langue et les sujets c’est intuitif, pas du tout rationnel.

Il y a un coté très "bossa", apaisant dans votre disque, presque thérapeutique…

Merci pour le compliment ! J’ai beaucoup écouté de bossa nova. J’aime ses accords un peu compliqués mais tellement harmonieux, ce langage qui permet de mixer le profond et le léger, agrémenté de "Sodade".

La musique pour moi n’est pas thérapeutique mais jouissive. C’est un grand cadeau, une grande joie quand je termine une chanson. Mais je reçois des messages de gens qui trouvent un bel apaisement dans ma musique. Quand les musiciens la jouent, je ressens une certaines légitimité alors que je ne viens de nulle part. Au départ, j’avais l’impression d’être un usurpateur.

Quels sont les différences et les ponts qui existent entre vos deux métiers ?

Que ce soit pour mon propre projet ou pour celui de quelqu’un d’autre, j’y mets à chaque fois tout mon être. Dans  les deux cas,  il faut être vrai, juste, précis. Dans mes projets de chanteur, l’enjeu n’est plus de séduire un autre, un metteur en scène, mais bien de me séduire moi-même. Au cinéma, il faut être prés au quart de tour. Dans la musique aussi mais je peux choisir le moment ou je dis "Top !"

Entretien : François Colinet

Vincent Scarito " What’s in the fridge " (Label : 1e pression à froid)

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