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Vincent Kompany avant le Clasico : "Même… en D3, on ne sous-estimera jamais le Standard !"

Vincent Kompany avant le Clasico : "Même… en D3, on ne sous-estimera jamais le Standard !"

Vous parlez d’une reprise : pour la rentrée des classes d’après-trêve hivernale, Anderlecht et le Standard s’offrent un Clasico au Parc Astrid (dimanche, 18h30).

Une affiche quelque peu disproportionnée qui opposera des Mauves en pleine bourre en novembre-décembre et des Rouches qui, malgré le changement d’entraîneur, ne cessent de plonger au classement.

Sous-estimer le Standard ? C’est juste impossible ! " a réagi Vincent Kompany, cet après-midi, en conférence de presse. " Même en bas de classement, le Standard reste un adversaire dangereux. " Et le coach mauve d’ajouter, un brin provocateur : " Et je dirai ça aussi… si un jour, ils sont en 3e division. "

Avant de reprendre sur un mode plus sérieux : " Ils ont un effectif de qualité : des joueurs comme Carcela, Klauss, Lestienne, Muleka ou Bastien auraient leur place dans n’importe quel effectif du Top 4 belge. Maintenant, je trouve juste dommage que Mbaye Leye ait payé la note d’une situation qui existait avant lui et provoquée par les erreurs d’autres. La preuve : malgré l’arrivée d’un nouveau coach, qui a aussi beaucoup de qualités, la situation ne s’est pas améliorée… Un coach n’a pas de baguette magique, d’ailleurs les baguettes magiques n’existent pas dans le football. La seule recette, c’est le temps… et un plan : un plan sportif, mais aussi financier. "

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La crise financière du Standard n’est pas sans rappeler celle dont émerge seulement, et péniblement, le Sporting bruxellois.

On est tous passés par là : financièrement, on était sans doute même… encore plus mal qu’eux il n’y a pas si longtemps. Ce genre de crise vous oblige à être créatif. On le voit aussi au recrutement actuel du Standard : la direction sportive doit trouver des solutions peu chères et on reconnait, aux joueurs transférés actuellement à Sclessin, les accents que le coach veut donner à son équipe. Mais nous, au Sporting, on ne regarde que nous-mêmes : on veut placer la barre chaque jour plus haut pour progresser… même si on sait que ce n’est pas toujours possible. C’est un état d’esprit : la concurrence n’est pas que représentée par les autres clubs, on mène notre propre concurrence interne pour monter notre niveau. "

A l’image d’autres clubs belges, et vu la situation sanitaire, Anderlecht a annulé son stage prévu à Dubaï pour finalement se préparer à Neerpede.

A Bruxelles, on a tout comme ailleurs… sauf le soleil ! J’ai toujours bien aimé travaillé à Neerpede car les infrastructures et le matériel sont idéaux. A l’étranger, vous êtes dans une petite chambre d’hôtel, vous ne savez jamais ce qui peut vous arriver… alors qu’ici, chacun pouvait retrouver son foyer chaque jour. On a eu deux matches amicaux et on a travaillé dans la continuité : la trêve était très courte mais chacun a pu recharger ses batteries, surtout mentalement. "

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A l’inverse du mercato rouche, le recrutement bruxellois est resté très calme. Et le restera…

Ce sont surtout les affaires du Directeur Sportif Peter Verbeke, mais notre priorité est de garder le noyau actuel… sauf si, évidemment, survient une offre impossible à refuser. On doit être prêt à toutes les éventualités mais nos échéances sont surtout programmés pour l’été avec les fins de bail des joueurs qui sont chez nous en prêt : on a encore le temps de se préparer. Le départ de Taylor (NDLA : Harwood-Bellis, recasé par Chelsea à Stoke City) était prévisible et dans l’ordre des choses. C’est dans le sens des collaborations qu’on a établies avec City (NDLA : pour Nmecha), le Bayern (NDLA : Zirkzee) ou la Fiorentina (NDLA : Kouamé) : on fait progresser des joueurs… mais leur club-propriétaire garde la main. C’est une concurrence normale, on connaît les règles du jeu. Pour Taylor, on ne va bloquer un talent qui joue moins : on ne le fait pas non plus avec nos propres joueurs formés ici. On est aussi tenu par notre budget : on ne va pas garder 6 joueurs pour la même position. Le Covid a aussi baissé les ressources des clubs. "

Place donc au premier Clasico de l’année 2022 : de quoi bien relancer les débats ?

Avec le variant Omicron, on a peu de contrôle sur nos effectifs, mais je devrais avoir un noyau plus ou moins complet pour ma feuille de match. Benito Raman est impatient d’enfin commencer comme titulaire ? (Il rigole) C’est normal qu’il essaie de se pousser… mais il verra bien dimanche s’il joue : par les temps qui courent, il vaut mieux rester prudent. Après, c’est clair que reprendre par une victoire est toujours bienvenu : disons que ça fait partie des bonnes résolutions de l’année nouvelle… Et pour un coach, un Clasico est toujours facile : il ne faut pas pousser les joueurs, on sent un engouement palpable au sein du groupe et chacun est à fond mentalement. "

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17 janv. 2022 à 06:00
3 min

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