Vincent De Wolf: "Le MR soutient la décision de mettre fin à la tolérance de bruit des avions"

L'invité de Matin Première : Vincent De Wolf

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23 févr. 2017 à 07:21 - mise à jour 23 févr. 2017 à 10:23Temps de lecture3 min
Par Jean-Claude Verset

Mais quelle est la position du MR à propos du survol de Bruxelles? Exclus de la majorité de la Région bruxelloise, mais présents dans le gouvernement fédéral, les libéraux doivent-ils faire le grand écart entre, d'une part, la défense des citoyens de la capitale et, de l'autre, la solidarité avec les partenaires flamands? Vincent De Wolf, chef de groupe MR au parlement bruxellois et bourgmestre d’Etterbeek s'en défend de manière catégorique: l’opposition libérale de la Capitale soutient le gouvernement bruxellois lorsqu’il met fin à la tolérance de bruit. "Les 19 bourgmestres de la Capitale avaient déjà voté une résolution pour la fin de la tolérance de bruit. L’arrête qui fixe les normes de bruit date de 1999. A l’époque, nous étions dans la majorité." Mais pour le bourgmestre d’Etterbeek,  "Ce qui est un problème aujourd’hui doit être une opportunité pour demain". Il propose de mettre les deux prochains mois à profit pour trouver une solution à l’amiable. Et pense que le Premier ministre (MR) Charles Michel sera le meilleur médiateur pour y parvenir.

Le seul médiateur pertinent est le Premier ministre

La position du bourgmestre bruxellois est qu’il est possible de patienter deux mois, mais que la norme de bruit doit être respectée. "Ce qui est aujourd’hui un problème doit être une piste de solution."

La Flandre va d’ailleurs proposer que 70% des nuisances soient dirigées sur la Flandre tandis que les 30% restants transiteraient par Bruxelles. Vincent De Wolf refuse de prendre position - "il faut étudier cela" - et  estime que, la loyauté fédérale devant être sur la table, le seul médiateur pertinent est le Premier ministre.  

Le cdH essaie de se refaire une virginité

S’il suit le gouvernement bruxellois sur le fond, il le critique sur la forme: "Le gouvernement a raison de maintenir ses normes de bruit et de mettre un terme à la tolérance à propos du survol de Bruxelles. J’ai été très clair durant la campagne électorale. Il n’y a pas de débat par rapport à cela et on a rejoint les procédures. C'est la médiatisation qu’on a mise en cause. Il y a quelques jour, la majorité bruxelloise a fait des propositions au gouvernement flamand, mais par presse interposée. Le cdH, qui est à l’origine du plan Whatelet, essaie de se refaire une virginité."

Le bourgmestre d’Etterbeek veut voir la situation comme une opportunité offerte au monde politique (très critiqué par les temps qui courent) de montrer qu’il peut s’occuper de la santé des Bruxellois et de l’économie du pays.

Survol de Bruxelles, BHV, même débat?

Dans un contexte où les compétences sont partagées entre les régions et le fédéral, il reconnaît que c’est à ce dernier de gérer les routes aériennes, mais qu’il ne peut pas agir seul. "La solution va impliquer que chacun avance. Le gouvernement va modaliser cette tolérance de bruit dans la durée et dans l’ampleur. On peut penser à un type d’avion, à l’orientation des pistes, voire à leur déplacement". Comme beaucoup l’on fait, Vincent De Wolf compare le dossier du survol à celui de Bruxelles-Hall-Vilvorde: "BHV a pourri la vie du gouvernement belge pendant plus de 20 ans et on a finalement réussi. Les normes de bruits existent et doivent être respectées. C’est une opportunité d’agir sous l’autorité du Premier ministre.". 

Résoudre le problème dans l’intérêt général

Il faudra bien répartir les vols, argumente la Flandre, tandis que le gouvernent bruxellois se dit prêt à modaliser les choses. "Chacun doit faire un pas l’un vers l’autre. Il faut, un jour, parler en dehors de la pression médiatique. Nous avons ces 60 jours pour régler le problème, mais personne ne doit rester rivé sur sa position."

Vincent De Wolf y voit aussi l’occasion de montrer que le politique peut aller au-delà des clivages: "On peut résoudre ce problème dans l’intérêt général."

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