Viande de cheval: le patron de la société Spanghero clame son innocence

Scandale de la viande de cheval - Le patron de la société française Spanghero clame son innocence

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15 févr. 2013 à 08:52Temps de lecture2 min
Par Belga News

"Je ne sais pas qui" est à l'origine de la fraude "mais c'est forcément pas nous", a déclaré Barthélémy Aguerre à la radio Europe 1. "J'ai été sidéré" par les accusations des autorités françaises, a-t-il dit. Ces dernières ont déclaré jeudi que Spanghero savait qu'elle revendait comme viande de boeuf de la viande chevaline et qu'elle avait trompé ses clients.

"Depuis qu'il y a eu le problème, on a analysé les pains de viande et dans certains, on a trouvé du boeuf et du cheval mélangés, ce qui prouve bien que ce n'est pas Spanghero qui a fait la magouille.

"Nous, nous pensions que c'était du boeuf", a insisté vendredi Barthélémy Aguerre auprès d'une correspondante de l'AFP..

"Pour nous, le code à 8 chiffres identifiant les palettes incriminées, que la répression des fraudes considère comme la référence douanière relative à de la viande de cheval surgelée, ne correspond pas à un code douanier, mais à un code article. Nous l'avons pris pour un code article et rien d'autre".

"Si nous avions voulu frauder, on aurait changé ces étiquettes contenant ce code. Et nous aurions renvoyé les factures", a-t-il ajouté.

Le ministre français trop imprudent ? 

"Le ministre Benoît Hamon a été très léger et s'est montré extrêmement imprudent en procédant aux annonces" jeudi, a déclaré Barthélémy Aguerre à une correspondante de l'AFP. "Il met en danger 300 personnes qui travaillent chez Spanghero sans aucune preuve".

"Pour retirer un agrément il faut un danger sanitaire, là, il n'y en a pas".

Spanghero accusée de "tromperie économique"

Le ministre Hamon a annoncé jeudi, après une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) que l'entreprise Spanghero, située à Castelnaudary (Aude), s'est rendue coupable d'une "tromperie économique" et sera poursuivie.

En conséquence, l'agrément sanitaire permettant à Spanghero de traiter de la viande est retiré avec effet immédiat, avait annoncé le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll.

Pour Benoît Hamon, Spanghero "savait qu'elle revendait comme viande de boeuf de la viande chevaline qui lui était arrivée avec l'étiquette douanière correspondante".

Selon l'agence française anti-fraudes, Spanghero, fournisseur de viande des surgelés Findus, a "réceptionné" durant six mois en pains de 25 kilos 750 tonnes de viande de cheval, "avec l'étiquette douanière" correspondant à de la viande de cheval comme l'ont montré les factures saisies entre un trader chypriote et la société française basée dans le sud-ouest. Sur ces 750 tonnes, 550 tonnes ont été livrées à l'usine luxembourgeoise de Comigel étiquetée "Viande boeuf origine UE", mais munie d'un code douanier signalant le cheval. 

Toujours selon cette agence, ces "750 tonnes de viande ont servi à la fabrication de plus de 4,5 millions de plats frauduleux vendus dans 13 pays européens".

RTBF avec Belga

L'histoire de l'entreprise Spanghero

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Le scandale de la viande de cheval. Invité: Carlo De Pascale

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