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Variole du singe : l'OMS déplore des attaques contre des primates au Brésil

© Geraint Rowland Photography - Getty Images

09 août 2022 à 16:22 - mise à jour 11 août 2022 à 13:02Temps de lecture2 min
Par RTBF avec Belga

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est obligée de dire aux gens de ne pas attaquer les singes dans le contexte de la variole.

L'OMS a assuré mardi que l'épidémie de variole du singe qui sévit à travers le monde n'est pas lié à ces animaux, déplorant que des primates aient pu être attaqués au Brésil.

"Les gens doivent savoir que la transmission que l'on voit actuellement se produit entre humains", a déclaré une porte-parole de l'OMS, Margaret Harris, lors d'un point de presse régulier à Genève.

"La préoccupation devrait être de savoir où il se transmet dans la population humaine et ce que les humains peuvent faire pour se protéger de l'attraper et de le transmettre. Ils ne devraient certainement pas attaquer d'animaux.

Le site d'informations brésilien G1 a indiqué qu'une dizaine de singes auraient été empoisonnés, et certains blessés, en moins d'une semaine dans une réserve naturelle de Rio do Preto, dans l'Etat de Sao Paulo, au Brésil. Sept des animaux recueillis sont morts après avoir été secourus, les autres sont toujours surveillés dans un zoo de São José do Rio Preto, dans l'État de São Paolo.

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Dener Giovanini, le coordinateur de Renctas (le Réseau national de lutte contre le trafic d'espèces sauvages), a déclaré à NBC News que des singes avaient également été lapidés ou abattus au Brésil à la suite de l'épidémie de variole. "Beaucoup de gens au Brésil pensent que les singes sont porteurs de la maladie et ils persécutent ces animaux. Nous sommes très inquiets car cela représente une énorme menace pour les animaux sauvages au Brésil, qui sont déjà très menacés", explique-t-il.

Le Brésil a fait état de plus de 1700 cas et un décès, selon les statistiques de l'OMS. Dans le monde, plus de 28.100 cas et 12 décès ont été signalés.

Le terme de variole du signe a été utilisé lorsque ce virus fut découvert en 1958 chez des singes dans un laboratoire au Danemark, mais le virus a été mis en évidence chez différentes espèces animales, en particulier les rongeurs. Le premier cas humain a été détecté en 1970 en République démocratique du Congo (RDC).

Ce virus peut se transmettre de l'animal à l'homme mais l'explosion récente des cas dans le monde est due à la transmission entre humains lors de contacts étroits, a expliqué Mme Harris.

L'OMS a déclenché fin juillet son plus haut niveau d'alerte afin de renforcer la lutte contre la maladie.

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