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Coronavirus

Variant Omicron du coronavirus : faudrait-il réduire la quarantaine, comme aux Etats-Unis ?

Omicron/faut-il réduire la quarantaine ?

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30 déc. 2021 à 19:471 min
Par Estelle De Houck avec Sylvia Falcinelli

Comment continuer à faire tourner l’économie avec la hausse des cas de coronavirus ? Certains pays ont trouvé la solution : réduire les quarantaines.

Aux Etats-Unis, par exemple, le travail se reprend plus vite. Après un test positif et à condition de n’avoir aucun symptôme, l’isolement est réduit à cinq jours. Quant aux quarantaines des cas contacts, elles sont également réduites.

85 à 90% de la transmission du virus se produit dans les cinq premiers jours

Selon le Centre américain de contrôle des maladies, cette mesure se justifie d’un point de vue statistique. "Ce que nous avons, c’est que 85 à 90% de la transmission du virus se produit dans les cinq premiers jours", explique le docteur Rochelle Walensky.

"C’est pourquoi nous voulons vraiment que les gens restent à la maison pendant ce temps et ensuite portent le masque pour empêcher les derniers 10 à 15%."

Quid en Belgique ?

D’autres pays prennent des décisions similaires. Or, selon le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus, si diminuer les précautions habituelles peut se comprendre vu le contexte, ce n’est pas l’idéal.

"C’est un petit risque. Parce que l’on coupe effectivement dans la marge de sécurité que l’on a. Lorsqu’on prend une dizaine de jours, la sécurité est vraiment très importante", explique Yves Van Laethem.

Pour être parfait, il faudrait prendre 14 jours

"Pour être parfait, il faudrait prendre 14 jours. Il y a donc un petit risque lié aux contingences actuelles, qui est la diffusion d’Omicron."

Par ailleurs, si la quarantaine venait à raccourcir, Yves Van Laethem préconise le port du masque à la sortie de l’isolement. Une précaution qui reste d’autant plus utile que certaines personnes, notamment immuno-déprimées, échappent aux statistiques et restent contagieuses bien plus longtemps que la moyenne.


►►► À lire aussi : Après une soirée privée, 21 participants sur 33 infectés par Omicron : les boosters n’empêchent pas les événements super-contaminateurs


En comparaison avec d’autres pays, la pression est aujourd’hui moins grande en Belgique. Mais Omicron poursuit son chemin… et la même question se posera peut-être aussi chez nous dans le courant du mois de janvier.

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