Moteurs Formule 1

Vandoorne : "Je sais que je ne recevrai sans doute plus d’opportunité en F1, mais il y a un bel avenir en endurance et Formule E"

28 janv. 2022 à 06:00Temps de lecture3 min
Par Thibaut Rinchon

Cette année, Stoffel Vandoorne endossera une nouvelle fois le rôle de pilote de réserve de l’écurie Mercedes en Formule 1 en parallèle de son programme en Formule E avec la marque à l’étoile. Une place qui lui confère un rôle clé notamment dans le simulateur de l’équipe huit fois championne du monde des constructeurs. Mais même si notre compatriote tirera encore profit de cette fonction et de sa présence aux côtés de Lewis Hamilton et George Russell pour engranger de l’expérience, la vision du Belge de 29 ans a fortement évolué. Stoffel s’est confié à ce propos lors d’un entretien qu’il nous a accordé avant le coup d’envoi sa quatrième saison en Formule E.

"Quelle place occupe encore la Formule 1 dans ma tête ? Je dois dire que mon état d’esprit est différent. S’il y a une opportunité, forcément j’aimerais la saisir, mais seulement pour faire les choses dans de bonnes conditions. Mais je reste réaliste, je sais que je ne recevrai probablement jamais de nouvelle opportunité et ça ne me pose pas de problème. Je me concentre sur l’avenir, la formule E, l’endurance, mon futur est là. Je n’ai pas forcément de regrets par rapport à la F1. Bien sûr on peut toujours faire les choses différemment, mais il y a très peu d’opportunités pour arriver en F1. Et dans la situation dans laquelle je me trouvais avec McLaren, je ne pouvais pas refuser un poste de titulaire. J’ai pu prendre part à deux saisons avec eux, et malheureusement c’était la pire période de leur histoire en Formule 1 : la voiture n’était pas performante et l’équipe pas stable politiquement. Il y a eu beaucoup de changements de management."


Depuis la fin de sa période McLaren, Vandoorne tente donc d'écrire son avenir également en endurance où il avait effectué ses premiers pas en 2019 lors des 6h de Spa. Cette année-là, il avait remplacé Jenson Button au sein de l’écurie SMP et avait pris part pour la première fois de sa carrière aux 24h du Mans (où il a signé un podium avec ses équipiers russes Vitaly Petrov et Mikhaïl Aleshin). L’an dernier, notre compatriote a poursuivi l’aventure, mais cette fois en LMP2 au sein de l’écurie JOTA (aux côtés Sean Gelael et Tom Blomqvist) avec à la clé une deuxième place finale au Mans dans cette seconde catégorie de prototypes.

"J’aime vraiment beaucoup l’endurance, il y a un très beau futur à construire dans la discipline surtout avec l’arrivée de nouveaux constructeurs dans la catégorie reine en Hypercar (ex-LMP1) en 2023 (ndlr : Audi, Porsche, Ferrari, Cadillac, BMW entre autres ont annoncé leur engagement/retour). C’est important d’être d'ores et déjà sur la grille pour se préparer, parce que les équipes et constructeurs veulent que les pilotes qu’ils recrutent aient beaucoup d’expérience surtout pour les 24h du Mans qui reste la course n°1. Donc pour moi c’est important de me montrer et d’être présent dès maintenant dans le championnat."

Malheureusement, pour l’heure, Vandoorne n’a plus de baquet en LMP2. Le Belge, attendu par certains chez WRT, a annoncé cette semaine à nos confrères de La DH qu’il ne fera finalement pas partie de l’aventure dans l’équipe de Vincent Vosse. À voir donc si notre représentant parvient à trouver un autre volant, mais pour l’instant les chances sont minces voire inexistantes selon Stoffel, car les autres places sont payantes.

L’Indycar ? Pourquoi pas… dans le futur

Et puis dans un coin de la tête de Vandoorne, il y a également l’Indycar. Le championnat américain de monoplaces attire de plus en plus de pilotes européens (comme Romain Grosjean). Vandoorne y a d’ailleurs effectué un test avec… McLaren en décembre dernier. "Mon test indycar c’était vraiment une super expérience. C’est quelque chose de complètement nouveau. Niveau sensation, ça ressemble un peu une GP2, mais avec plus de puissance et des meilleurs pneus. Après la Formule électrique, je ne sais pas encore quelle direction prendre et c’est en partie pour ça que j’ai réalisé ce test en "indy". C’était bien d’essayer. Est-ce que ce championnat est une option ? On verra. En tout cas ça me plait, parce que ça reste une voiture unique : une monoplace avec beaucoup d’appui, de bons pneus, beaucoup de puissance, c’est toujours exceptionnel à conduire et le championnat se développe. Mais ce serait un grand changement parce que je voudrais m’y consacrer à 100% et je devrais tout laisser derrière moi (Formule E, endurance,…). Si je peux le faire dans de bonnes conditions avec une équipe performante, j’y réfléchirai."
 

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