Ecologie

Vancouver croit en la trottinette électrique en libre-service

Vancouver croit en la trottinette électrique en libre-service.
07 juin 2022 à 16:00Temps de lecture2 min
Par RTBF avec AFP

La ville de Vancouver pourrait prochainement autoriser le déploiement de flottes de trottinettes électriques en libre-service. Une décision qui viendrait s'ajouter à tout un tas d'autres mesures déjà prises dans le cadre de son plan d'urgence climatique décrété en 2019.

"Inciter les gens à sortir de leur voiture"

La municipalité de Vancouver, au Canada, envisage de mettre sur pied un projet pilote de trottinettes électriques partagées afin de réduire le nombre de voitures sur les routes et de faire baisser sensiblement les émissions de CO2 en ville.

La municipalité a en effet constaté ces derniers mois que le nombre d'usagers des transports en commun remonte, mais qu'il demeure inférieur à ce qu'il était avant la crise liée à la pandémie de Covid-19. L'urgence est donc d'offrir davantage d'alternatives à la sacro-sainte voiture. A l'image de nombreuses autres grandes métropoles, Vancouver pourrait recourir à une solution de mobilité douce partagée, la mise en place d'un service de trottinettes électriques en libre-service.

En 2021, la ville avait déjà autorisé la circulation des trottinettes électriques sur les pistes cyclables et dans certains espaces dédiés. Mais cela concernait uniquement un usage privé.

La ville souhaite étendre la pratique à un vaste public qui ne souhaite pas acheter de trottinette mais en utiliser de temps en temps.

"Il est temps que les politiciens agissent pour inciter les gens à sortir de leur voiture", explique Sarah Kirby-Yung, la conseillère municipale à l'origine du projet, dans une tribune publiée par Daily Hive Urbanized

Sécurité, trafic, air : tous gagnants !

Une telle décision aurait assurément un impact immédiat sur la sécurité. Les opérateurs de services de partage de trottinettes en libre-service peuvent en effet décider d'une vitesse maximale et même la réduire automatiquement à l'approche de certaines zones sensibles, comme près des écoles, pour plus de sécurité. D'autre part, grâce au géorepérage, ils peuvent également empêcher leurs trottinettes de rouler sur les trottoirs et ainsi de mettre en danger les piétons et les personnes à mobilité réduite.

C'est d'autant plus important que, pour Sarah Kirby-Yung, "37% des émissions de CO2 à Vancouver proviennent de la combustion d'essence et de diesel des véhicules roulant en ville". Cette solution de micro-mobilité proposerait ainsi une alternative aux trajets courts tout en permettant de lutter contre la congestion automobile et de réduire la pollution atmosphérique et sonore.

La ville s'engage contre le dérèglement climatique

Si Vancouver peut apparaître en retard sur ce sujet, comparé à d'autres grandes villes, même au Canada, cela n'empêche pas la ville de déjà œuvrer pour lutter contre les émissions de CO2 et le dérèglement climatique. Ces derniers mois, il a ainsi été décidé d'encourager l'installation de bornes de recharge pour les véhicules électriques. D'ici janvier 2025, toutes les stations-service et tous les parcs de stationnement commerciaux devront disposer d'une infrastructure dédiée.

La ville va également mettre en place un cahier des charges très strict pour limiter les émissions en CO2 dans la production des matériaux de construction. Elle entend également donner la priorité à l'électrification plutôt qu'au gaz dans les bâtiments neufs et existants, faciliter les travaux de rénovation énergétique, plafonner les émissions des plus grands bâtiments commerciaux existants ou encore fournir des aides aux propriétaires afin qu'ils puissent bénéficier d'un accompagnement énergétique et de remises pour l'installation de pompes à chaleur.

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