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Valérie Trierweiler : "La place des femmes en politique est en régression"

Valérie Trierweiler : "La place des femmes en politique est en régression"
03 oct. 2019 à 07:02 - mise à jour 03 oct. 2019 à 07:022 min
Par La Première avec C.T.

Cinq ans après son livre "Merci pour ce moment", la journaliste française Valérie Trierweiler revient avec un nouvel ouvrage : "On se donne des nouvelles", qu'elle a présenté jeudi dans la matinale de La Première. Alors que le premier était largement consacré à sa relation avec François Hollande, celui-ci lui consacre à peine quelques pages. Il est plutôt question des rencontres qu’elle a faites en tant que journaliste : un résumé de trente ans de carrière, qui évoque ses échanges tant avec Michelle Obama qu’avec Jacques Chirac. 

Parmi les personnalités exceptionnelles qu’elle a rencontrées, Valérie Trierweiler cite notamment Jacques Chirac. Selon elle, les nombreux hommages qui lui ont été rendus sont évidents : "C’est comme dans la chanson de Johnny Hallyday, on avait tous quelque chose en nous de Jacques Chirac. Pour certains il faisait figure de père. C’est ce que j’écris dans le chapitre ‘Chirac est mon père’, qui a été écrit bien avant sa mort. Lui et mon père avaient la même allure de jeune homme fringant". Au-delà de cette figure paternaliste, elle ajoute qu’il a rassemblé les Français : "Il a incarné des choses qui nous ont tous concerné : la lutte contre le front national, la lutte contre le dérèglement climatique, etc".

François Hollande sur le retour ?

Dans les quelques pages consacrées à son ex-compagnon, Valérie Trierweiler ne cache pas sa pensée. D’après elle, il pense à revenir sur le devant de la scène politique : "Un homme politique de ce niveau-là, qui a été président de la République, ne pense pas à autre chose que ça. Je crois qu’il pense beaucoup à un retour. Je ne sais pas s’il y croit, mais je pense qu’il met en œuvre des conditions. Et après, il faudra voir si ça prend. Mais en politique, rien ne se passe jamais comme prévu. Donc pourquoi n’y croirait-il pas ? Moi, je n’y crois guère. Mais ces hommes-là, s’ils arrêtent d’y croire, ils cessent de croire en eux-mêmes, ils arrêtent de vivre".

Les femmes en politique et ailleurs

La journaliste française s’appuie sur trente ans de carrière pour faire un constat : la place des femmes est en régression en politique : " Alors qu’autrefois j’ai connu et suivi l’ascension de femmes comme Martine Aubry ou Ségolène Royal, aujourd’hui, je vois surtout des femmes jeunes quitter la politique. Pourquoi ? Il y a énormément de violence en politique, et sans doute que les hommes ne veulent pas leur laisser la place qu’elles méritent".

Valérie Trierweiler se dit féministe, sans pour autant partir en guerre contre les hommes : "Je suis féministe, mais je ne me situe pas dans un combat contre les hommes. Je pense que c’est ensemble qu’on doit y travailler. Je suis mère de trois garçons, et je pense que mes fils sont aussi féministes que je le suis. Il faut arrêter la guerre des sexes".

Elle ajoute : "Ce qui m’intéresse, c’est l’indépendance, la liberté, le droit à l’égalité. Tout en respectant nos différences. Mais on doit avoir les mêmes salaires, les mêmes espoirs de carrière. Je vous vois ici, vous n’êtes que des hommes. Alors j’imagine qu’il y en a dans la rédaction, mais je trouve qu’il y a une certaine régression. Les postes en vue s’ouvrent assez peu aux femmes".

 

 

 

 

 

 

 

 

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