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Belgique

Valérie De Bue: "J'ai pris mes responsabilités dans les dossiers de l'ISPPC"

Valérie De Bue: "J'ai pris mes responsabilités dans les dossiers de l'ISPPC"
04 sept. 2019 à 15:08Temps de lecture2 min
Par Marc Sirlereau

Les derniers soubresauts de l'ISPPC, l'Intercommunale de Santé Publique du Pays de Charleroi, ont fait l'objet du premier débat d'actualité du Parlement de Wallonie. Germain Mugemangango, député PTB, a dit s'étonner de ce qui s'est passé au sein de l'Intercommunale: "Les membres du comité de direction ont décidé d'augmenter largement leurs rémunérations en juin alors que pour l'instant, le personnel négocie une petite augmentation salariale d'1%."


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Le député Ecolo, Christophe Clersy ne comprend pas non plus les décisions prises par l'ISPPC: "J'oscille entre colère et découragement. J'ai l'impression que l'histoire repasse les plats."

Valérie De Bue: "J'ai annulé les décisions prises par l'Intercommunale"

La ministre MR des Pouvoirs locaux, Valérie De Bue, ministre du gouvernement sortant MR-cdH de Willy Borsus, a expliqué quasiment point par point ses décisions. Pour la hausse des rémunérations des membres du comité de direction de l'Intercommunale, Valérie De Bue précise d'abord qu'elle aurait due être soumise à la négociation syndicale. Ce qui n'a pas été fait. Elle explique aussi que ces rémunérations avaient déjà été valorisées en 2017 dans le cadre de la réforme de l'Intercommunale. "Comme le profil de fonction des membres du comité de direction n'a pas évolué depuis, l'augmentation décidée ne se justifie pas. Comme la suppression de l'assurance-groupe ne justifie pas non plus une augmentation des rémunérations."

Et la ministre de préciser qu'en aucun cas, il n'y a eu de sa part ou de son cabinet de validation de cette décision d'augmenter les rémunérations des membres du comité de direction.

Défaut de motivation pour la désignation du conseiller général

On se souvient qu'il y a dix jours, cette désignation d'un conseiller général à l'ISPPC avait suscité bon nombre d'indignation. Un conseiller général qui n'était, en plus, par n'importe qui. Il s'agit de Thomas Salden, ancien vice-président de l'Intercommunale et dans la vie civile, demi-frère de l'ancien président du MR, Olivier Chastel. Valérie De Bue a annulé aussi cette décision, expliquant "qu'il y a eu un défaut de motivation à la base de la décision."

Pas d'incompatibilité pour le bourgmestre de Fleurus

Le député Ecolo, Christophe Clersy, a voulu également connaître la position de la ministre sur un risque de conflit d'intérêt entre l'exercice d'une fonction de bourgmestre et un poste de directeur au sein du service d'audit interne de l'Intercommunale. La personne concernée est Loïc D'Haeyer, le bourgmestre PS de Fleurus. Un recours avait été introduit mais le dossier est aujourd'hui clôturé pour absence d'incompatibilité.

Enfin, Valérie De Bue a lancé deux messages à l'Intercommunale. Il faut faire un suivi des recommandations de la Task Force, qui était composée de trois managers indépendants, envoyés à l'ISPPC de juin 2017 à juin 2018 et, dans le même temps, les administrateurs de l'Intercommunale se doivent de prendre leurs responsabilités.