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Vaccin pour les 5-11 ans : l’avis est attendu ce jeudi soir mais "il n’y aura pas de pass sanitaire pour eux"

16 déc. 2021 à 08:53Temps de lecture1 min
Par Xavier Lambert

Alors que l’on vient de booster la campagne de troisièmes doses, notamment en raccourcissant les délais après la deuxième dose de Pfizer et Moderna de 6 à 4 mois, la Belgique attend deux avis importants pour la vaccination des enfants de 5 à 11 ans. Un avis du Conseil Supérieur de la Santé, mais aussi du comité de bioéthique "car il y a aussi des aspects éthiques liés à cette vaccination", insiste le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke.

"Mon intuition est qu’il y a un intérêt social pour cette vaccination", a indiqué le ministre sur Matin Première. "Avec le vaccin, on protège tout le monde, et donc aussi le monde dans lequel évoluent les enfants, leurs professeurs, leurs parents, leurs grands-parents".

D’autant que selon Frank Vandenbroucke, par rapport à ce qu’on constate chez les plus âgés, "la protection contre l’infection pour les jeunes est très significative, plus significative que chez les adultes".

S’il est autorisé, ce vaccin pour les 5-11 ans se ferait "évidemment sur base volontaire", précise le ministre, "et on ne va évidemment pas établir de discrimination entre les enfants vaccinés ou non-vaccinés".

Pas de pass sanitaire obligatoire pour eux, donc : "On ne peut pas discriminer les enfants, car ce sont les enfants qui choisissent au contraire des différences, justifiées, qui s’appliquent pour les adultes".

Même si elle est autorisée, la campagne de vaccination des enfants ne devrait de toute façon pas être prioritaire : "Il y a aussi une question organisationnelle : on veut d’abord accélérer la campagne booster avec Omicron, et pas facile de mêler les deux : c’est un grand travail pour les centres de vaccination, on les remobilise mais la combinaison des deux ne serait pas chose facile".

Pour accélérer la campagne de boosters, le ministre veut d’ailleurs mobiliser d’autres métiers qui ne sont pas des infirmiers, "pour ne pas mobiliser du personnel des hôpitaux", via un programme d’exception qui permettra à des étudiants, des pharmaciens, des logopèdes… de vacciner sous supervision.

L'invité de Matin Première: Franck Vandenbroucke

Le nouveau variant Omicron

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