Starbucks a licencié mardi des salariés d’un café de Memphis, dans le centre des Etats-Unis qui cherchaient à rejoindre Starbucks Workers United (SWU), le premier syndicat à avoir été récemment créé au sein de la chaîne dans le pays.
Il est officiellement reproché à sept salariés du café d’avoir enfreint des règles internes en laissant entrer des journalistes dans l’établissement en dehors des heures d’ouverture pour des interviews, a indiqué un porte-parole du groupe à l’AFP.
Mais il s’agit surtout de "représailles" à l’encontre de salariés ayant cherché à créer un syndicat dans le café ou les ayant aidés, affirme SWU dans un communiqué.
"On ne m’avait jamais parlé ou mentionné" les règles avancées par Starbucks pour justifier le licenciement, a ainsi affirmé Nikki Taylor, cheffe d’équipe au café en question, Poplar & Highland.
"Il s’agit d’une tentative claire de la part de Starbucks d’exercer des représailles contre ceux qui mènent la bataille pour un syndicat dans l’établissement et d’effrayer les autres salariés", a-t-elle ajouté, citée dans le communiqué.
Des requêtes vont être déposées auprès de l’agence chargée du droit du travail aux Etats-Unis, le NLRB, affirme l’organisation.