US Open

US Open : Nadal en mode diesel, Swiatek au super, Raducanu en panne sèche

Rafael Nadal passe au 2e tour de l’US Open.

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31 août 2022 à 05:28Temps de lecture3 min
Par AFP (édité par Jâd El Nakadi)

En combustion lente, Rafael Nadal a lâché un set, avant d’accéder au 2e tour de l’US Open, mardi, la N.1 mondiale Iga Swiatek se montrant plus pressée, dans un tableau féminin qui a vu disparaître la tenante du titre Emma Raducanu et Naomi Osaka.

Le bruit de la foule sur le Arthur Ashe n’était forcément pas le même que la veille, pour les adieux prématurés de Serena Williams, qui a prolongé le plaisir avec une victoire au 1er tour et une cérémonie d’hommage en prime.

Pas de hourras à répétition, mais un brouhaha permanent dont s’est plusieurs fois plaint Nadal (3e), vainqueur 4-6, 6-2, 6-3, 6-3 de l’Australien Rinky Hijikata (198e).

L’Espagnol de 36 ans, qui veut faire passer à 23 son record de titres du Grand Chelem, a eu du mal à entrer dans son match, gêné par le culot de son adversaire, de quinze ans son cadet, invité et qui n’avait rien à perdre.

Mais Nadal a su élever son niveau de jeu, en usant notamment de revers long de ligne très efficaces. La montagne est alors devenue trop haute pour Hijikata, qui a tout de même su sauver quatre balles de match avant de céder.

"Je suis très heureux d’être là, j’ai bien cru ne jamais revenir…", a réagi Nadal. Entre le Covid-19 et les blessures, il n’avait plus joué à New York depuis son sacre en 2019.

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Mauvais souvenir

 

"Je n’ai pas beaucoup joué ces cinquante derniers jours, tout juste un match", a encore souligné le Majorquin, dont la blessure abdominale à l’origine de son forfait avant la demi-finale à Wimbledon, ne semble plus qu’un mauvais souvenir.

Un autre va vite poindre, puisqu’il affrontera Fabio Fognini, en se méfiant. En 2015, l’Italien l’avait éliminé au 3e tour à l’US Open, après avoir effacé deux sets de retard. Jusque-là, Nadal était resté sur un 151 succès en Grand Chelem, après avoir remporté les deux premières manches.

Son compatriote Carlos Alcaraz s’est aussi qualifié aux dépens de l’Argentin Sebastian Baez (37e) qui lui a pourtant donné du fil à retordre, avant d’abandonner (7-5, 7-5, 2-0).

"L’an dernier, j’avais vécu l’un des plus grands moments de ma vie. Et être là en tant que 4e mondial, c’est incroyable", s’est réjoui l’Espagnol de 19 ans, révélé sur la grande scène new-yorkaise en 2021, où il avait atteint les quarts, et qui affrontera un autre Argentin, Federico Coria (78e).

Autres qualifiés notables : le Polonais Hubert Hurkacz (8e) et le Britannique Cameron Norrie (9e) expéditifs, le Russe Andrey Rublev (11e) et l’Italien Jannik Sinner (13e), autrement plus laborieux en cinq sets.

Chasseuses de têtes

 

Chez les femmes, Iga Swiatek a réussi des débuts convaincants (6-3, 6-0) contre Jasmine Paolini (56e). "Un premier tour comme ça, c’est un bon test, ça permet de trouver le rythme, de mettre en place les bons réglages", s’est félicitée la Polonaise de 21 ans.

Après un printemps irrésistible, qui l’a vue enchaîner 37 victoires et six titres d’affilée, dont Roland-Garros en juin, la N.1 mondiale a connu une préparation sur dur guère concluante cet été, marquée par deux éliminations en 8e à Toronto et à Cincinnati.

La voilà rassurée. Au prochain tour, l’attend l’Américaine Sloane Stephens (51e), lauréate en 2017.

En soirée, l’US Open a perdu ses deux dernières lauréates, Naomi Osaka titrée en 2020 et Emma Raducanu, qui avait épaté le monde du tennis en 2021 en devenant la première joueuse de l’histoire sacrée dans un Grand Chelem après avoir été issue des qualifications.

La Japonaise (44e) s’est inclinée 7-6 (7/5), 6-3 face à l’Américaine Danielle Collins (19e). La Britannique a subi la loi (6-3, 6-3) de la Française Alizé Cornet (40e).

Pour son grand retour à Flushing Meadows, Raducanu a encore fait dans la rareté, puisque sa contre-performance fait d’elle la troisième lauréate du Majeur new-yorkais, à être sortie dès son entrée en lice de l’édition suivante, après la Russe Svetlana Kuznetsova en 2005 et l’Allemande Angelique Kerber en 2017.

Les Françaises ont décidément joué les chasseuses de tête, puisque Clara Burel (131e) a créé une autre sensation en s’offrant le scalp (6-4, 6-4) de la Kazakhe Elena Rybakina (25e), lauréate du dernier Wimbledon.

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