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US Open : Iga Swiatek et Ons Jabeur s'offrent une première finale new-yorkaise

Iga Swiatek face à Ons Jabeur

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09 sept. 2022 à 05:43Temps de lecture3 min
Par AFP (édité par Romain Langendries)

La N.1 mondiale Iga Swiatek, au forceps contre Aryna Sabalenka (6e), et Ons Jabeur (5e), de façon expéditive face à Caroline Garcia (17e), se sont qualifiées pour leur première finale de l'US Open, jeudi à New York.

Double lauréate à Roland-Garros en 2020 et en juin cette année, la Polonaise de 21 ans confirme pour l'instant son statut de favorite à Flushing Meadows, même si elle devra se méfier de la Tunisienne, qui renoue avec ce stade d'un Majeur pour la deuxième fois d'affilée, deux mois après sa défaite à Wimbledon contre la Kazakhe Elena Rybakina.

Mais elle a dû batailler pour renverser 3-6, 6-1, 6-4 Sabalenka, qui a bien cru enfin goûter à une première finale d'un Grand Chelem, en menant 4-2 dans la troisième manche. Mais comme l'an passé au même stade, quand elle avait fini par s'incliner face à la jeune Canadienne Leylah Fernandez, la Bélarusse de 24 ans a encore craqué sous la pression de l'enjeu et les coups de massue de son adversaire.

Après la perte du premier set, durant lequel elle a cédé son service à trois reprises, Swiatek est allée faire un tour au vestiaire. Et en ressortant elle n'était plus la même joueuse.

Avant... je pleurais

"Avant, quand j'allais aux toilettes, je pleurais. Maintenant, je réfléchis à ce que je dois faire", a confié après-coup la Polonaise, qui est parvenue à considérablement élever son niveau de jeu dans la deuxième manche, réussissant à son tour trois breaks, pour égaliser.

Ce sursaut, elle l'a eu à nouveau au milieu du dernier set, pour effacer un break de retard en alignant quatre jeux d'affilée.

"Contre Aryna, il faut beaucoup d'énergie pour la repousser. J'en ai manqué au premier set, mais je suis contente d'en avoir retrouvé ensuite", a-t-elle résumé sur le court Arthur Ashe.

La voilà à une victoire d'un deuxième sacre majeur cette année, après s'être imposée à Roland-Garros. Chose qui n'est plus arrivée chez les femmes depuis l'Allemande Angelique Kerber en 2016.

Son triomphe parisien fut le point d'orgue d'un premier semestre irrésistible au cours duquel elle a enchaîné 37 victoires d'affilée pour six trophées au bout, dont celui glané sur la terre battue de Rome où elle avait au passage battu Jabeur en finale.

Sur le ciment américain, elle s'attend à des retrouvailles compliquées face à la Tunisienne. "Elle est toujours difficile à jouer. Ce sera très physique. Elle a une très bonne main et elle est très forte sur sa ligne de fond", a-t-elle résumé.

Première Africaine de l'ère open en finale à Flushing Meadows, Jabeur en a fait la démonstration éclatante en début de session nocturne aux dépens de Caroline Garcia, balayée 6-1, 6-3 en à peine 1h06.

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J'étais prête

Sûre de sa force et très sereine, la Tunisienne de 28 ans n'a pas manqué son rendez-vous new-yorkais, au contraire de la Française, qui avait pourtant fait la plus forte impression de la quinzaine jusqu'ici, mais a été trahie par son mental, totalement paralysée par l'enjeu d'une première demie en Grand Chelem.

Apparue extrêmement tendue dès qu'elle a pénétré sur le court Arthur Ashe, où un moment de silence a été observé en hommage à la reine Elizabeth II, Garcia ne s'est jamais libérée de la pression. Elle n'a été que l'ombre de la flamboyante et irrésistible joueuse, entrevue depuis trois semaines et sa victoire au WTA 1000 de Cincinnati en sortant des qualifications.

Excellente en retour, Jabeur a été diabolique de réalisme, convertissant les quatre balles de break qu'elle s'est procurées. Et elle a aussi été très solide au service, ne laissant qu'une opportunité à Garcia de le lui ravir, sans succès.

"Mentalement, j'étais prête", a commenté Jabeur, qui effectue sa meilleure saison, au cours de laquelle elle a glané deux des trois titres figurant à son palmarès, fin avril à Madrid, puis en juin à Berlin.

Elle devra l'être encore plus samedi face à Swiatek, si elle veut cette fois faire mieux qu'à Wimbledon.

"Là-bas, j'avais l'impression de vivre un rêve. Ici ça me semble plus réel, c'est probablement la force de l'habitude", a-t-elle souri en conférence de presse, estimant "être mieux armée pour aller au bout".

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