RTBFPasser au contenu
Rechercher

Monde Amérique du Sud

Urgence environnementale dans deux localités du Chili : 75 personnes intoxiquées, dont une majorité d’enfants, au dioxyde de soufre

Vue de la cheminée de la fonderie de cuivre de la société Codelco à Puchuncavi, dans la région de Valparaiso, au Chili, le 8 octobre 2019.
07 juin 2022 à 18:52Temps de lecture1 min
Par AFP, édité par Estelle De Houck

Au moins 75 personnes, dont une cinquantaine d’écoliers, ont été intoxiquées mardi par du dioxyde de soufre rejeté par l’industrie lourde dans deux villes du centre-ouest du Chili, où l’urgence environnementale a été décrétée.

Les villes de Quintero et Puchuncavi, situées au nord de Valparaiso et surnommées "le Tchernobyl du Chili" par Greenpeace, abritent des entreprises minières, pétrolières, cimentières, gazières et chimiques.

50 enfants et 25 assistants d’éducation ont été impactés par les effets des gaz toxiques

Maux de tête, démangeaisons des yeux et de la gorge, nausées, "50 enfants et 25 assistants d’éducation ont été impactés par les effets des gaz toxiques", indique un communiqué de la municipalité de Quintero. Placés en observation, ils ont pu quitter l’hôpital.

Urgence environnementale

"Nous avons eu un pic de dioxyde de soufre qui a dépassé cinq fois la norme horaire. Quintero et Puchuncavi ont toléré cela pendant des décennies mais il faut que ça cesse", a déclaré Rubén Gutiérrez, le maire de Quintero, 31.000 habitants, à 120 km à l’ouest de Santiago.

Les autorités ont décrété l’urgence environnementale dans ces deux localités où les cours ont été suspendus, l’activité physique prohibée et toute source de chauffage interdite alors que les températures sont fraîches à l’approche de l’hiver austral.

Qu’est-ce que le dioxyde de soufre ?

Le dioxyde de soufre, indicateur de la pollution liée aux combustibles fossiles, fait partie des polluants de l’air dits classiques avec les particules en suspension, l’ozone, le dioxyde d’azote et le monoxyde de carbone.

La pollution s’est accrue dans la zone de 50.000 habitants lorsque le gouvernement chilien l’a convertie à partir de 1958 en un centre industriel qui abrite aujourd’hui quatre centrales électriques au charbon et des raffineries de pétrole et de cuivre.

Le gouverneur de Valparaiso, Rodrigo Mundaca, a appelé à ce que "les responsabilités soient clarifiées car polluer ne peut être gratuit et hypothéquer la vie des enfants ne peut l’être non plus".

Sur le même sujet

Chili : fermeture d'une fonderie dans le "Tchernobyl chilien", une région fortement polluée près de Valparaiso

Monde

Articles recommandés pour vous