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Une voiture incendiée devant l’atelier 34 Zero Muzeum à Jette

Les restes calcinés de la voiture incendiée le 24 janvier dernier devant les locaux de l’Atelier 34 Zero Muzeum

© RTBF

Le lundi 24 janvier dernier, des voisins alertent les membres de l’équipe de l’atelier 34 Zero Muzeum à Jette sur le coup de 19h30. Une voiture siglée appartenant à ce petit musée d’art contemporain est en train de brûler. Un inconnu aurait profité de la nuit tombée pour dégrader et mettre le feu au véhicule. Wodek, le président de l’atelier était dans les locaux au moment des faits, "c’était impressionnant, on n’a rien pu faire, les pompiers sont intervenus rapidement heureusement".

Une enquête est ouverte

Le parquet de Bruxelles a été avisé et a ordonné les premiers devoirs d’enquêtes comme l’analyse des images caméra. Le labo a été saisi. "Selon les premières constatations, l’origine du feu serait peut-être criminelle", explique le parquet qui précise aussi qu’il n’y a pas eu de blessé. L’enquête est en cours et déterminera la cause exacte des faits. Mais Wodek, lui, estime qu’il s’agit "d’une attaque directe envers la démocratie culturelle".

Des précédents

En octobre dernier déjà, des inconnus ont lacéré l’une des grandes bâches artistiques exposées à l’extérieur de l’atelier. Celle-ci reprenait une œuvre d’art contemporain. "Mais avec cet incendie, la violence monte d’un cran" explique Matthias Hercot, l’attaché artistique de l’Atelier. Il n’en revient toujours pas. "Je suis conscient que l’art contemporain ne plaise pas à tout le monde et que certaines œuvres peuvent choquer ou susciter le débat mais si quelqu’un a quelque chose à dire, les institutions muséales sont les premières à vouloir ouvrir un dialogue et écouter la population. Tout cela n’a aucune raison d’être". "C’est la première fois que cela prend une telle ampleur en tout cas", renchérit Matthias Hercot qui explique que l’atelier est parfois visé par des gens mécontents. Si le dialogue est possible avec certains plaignants, avec d’autres… les choses sont plus compliquées. "On parvient à expliquer notre démarche à certaines personnes, on explique le propos de l’artiste et notre volonté… Et au final, souvent, ça se termine autour d’un bon verre en rigolant. Mais avec d’autres personnes, le dialogue est totalement fermé. Il y’a des gens qui viennent crier devant les façades, des personnes qui tournent autour et qui sont désagréables avec le personnel et les visiteurs". Face à ces évènements, l’équipe veut rester soudée et promet de ne pas se laisser intimider.

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