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Une secrétaire d'Etat israélienne veut revenir sur la solution à deux États

Une secrétaire d'Etat israélienne veut revenir sur la solution à deux États
21 mai 2015 à 11:14 - mise à jour 21 mai 2015 à 16:162 min
Par Belga News

"Cette terre est la nôtre, dans son entièreté. Nous ne sommes pas venus ici pour nous en excuser", a déclaré Tzipi Hotovely, citée par Ynet news. Le nouveau gouvernement, mené par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, s'est efforcé de convaincre les leaders mondiaux de sa volonté d'une solution à deux Etats.

A l'approche des élections législatives de mars, Benjamin Netanyahu avait affirmé qu'il n'existerait pas d'Etat palestinien tant qu'il serait au pouvoir. Il est revenu sur ses paroles mercredi lors de sa rencontre avec Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne.

"Je ne suis pas partisan d'une solution à Etat unique. Je ne crois en aucune solution. Je soutiens la vision de deux Etats pour deux peuples - avec un Etat palestinien démilitarisé qui reconnait l'Etat juif", a déclaré le Premier ministre.

Tzipi Hotovely, membre du Likoud, récalcitrante s'était déjà prononcée contre l'existence d'un État palestinien et en faveur de l'annexion d'une partie significative de la Cisjordanie. 

Netanyahu essaie de réparer les dégâts avec la minorité arabe

Le Premier ministre israélien a tenté jeudi de réparer les dégâts causés par ses propos incendiaires tenus à l'occasion des récentes élections en recevant le chef de file de la liste arabe au Parlement.

Il avait suscité un vif émoi dans une partie de l'opinion israélienne et internationale en brandissant le jour même des élections, le 17 mars, le spectre d'électeurs arabes acheminés "en masse" jusqu'aux bureaux de vote dans des autocars affrétés par ses adversaires pour faire tomber le gouvernement de droite.

Le président américain Barack Obama lui-même avait critiqué ces propos, laissant entendre que Benjamin Netanyahu sapait la démocratie israélienne.

Le Premier ministre s'est depuis dit désolé d'avoir blessé les Arabes israéliens, qui descendent des Palestiniens restés sur leur terre à la création de l'Etat d'Israël en 1948 et représentent environ un Israélien sur cinq.

A la tête de son quatrième gouvernement depuis une semaine, Benjamin Netanyahu a rencontré jeudi pour la première fois Ayman Odeh, chef de la Liste arabe unie qui regroupe les principaux partis arabes au Parlement, et a remporté 13 sièges aux élections, devenant la troisième formation de la Knesset.

Benjamin Netanyahu a défendu devant son hôte "les nombreux investissements" faits par ses gouvernements successifs pour améliorer le sort des Arabes israéliens et a affirmé la nécessité de "continuer à réduire les écarts au sein de la société israélienne", selon les termes d'un bref communiqué publié par ses services.

Ayman Odeh, cité dans un communiqué de son camp, a quant à lui parlé de rencontre "pas simple". Il a dit au Premier ministre que sa tactique électorale avait été "méprisable", a-t-il rapporté.

Il a évoqué les préoccupations fondamentales des Arabes israéliens, comme les démolitions de maisons déclarées illégales par les autorités israéliennes, les difficultés d'accès à l'emploi ou à l'éducation, a-t-il dit. Il a aussi évoqué l'occupation des Territoires palestiniens: "Malheureusement, avec un tel gouvernement, essayer de parler de la fin de l'occupation, c'est un peu faire un trait d'humour", a-t-il dit.

Belga

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