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Une mini-caméra chez vous pour compter le trafic : la Ville de Gembloux lance un appel aux volontaires

La mini-caméra Telraam.
26 janv. 2022 à 16:342 min
Par Laurick Ayoub

Mercredi, la Ville de Gembloux a présenté son "projet participatif de comptages du trafic dans le but d’améliorer la mobilité à Gembloux et dans les villages". Ce projet, c’est une mini-caméra à installer chez vous. Le but ? Disposer de données et chiffrer les problèmes de mobilité ou interpellations citoyennes. Pour ensuite les résoudre. La Ville recherche donc 20 volontaires, pour 20 caméras.  

 

Concrètement, une petite caméra est à coller sur votre fenêtre. Un micro-ordinateur est relié à la caméra et peut se déposer sur un appui de fenêtre. Reste encore une prise et du wifi, et la caméra Telraam est prête à l’emploi. Une fois en marche, la caméra est capable de compter piétons, vélos, voitures ou camions. "Si quelque chose fait 4 mètres de long, c’est une voiture, si c’est 10 mètres de long, c’est un bus ou un camion. C’est comme ça qu’on identifie et qu’on peut mesurer les flux de mobilité et ceci dans les 2 sens de circulation des voiries", explique Eric Jadot, représentant de Telraam, qui fabrique ces mini-caméras.

Un comptage pour avoir une idée plus précise des interpellations citoyennes pour Gauthier le Bussy, Echevin de la mobilité à Gembloux. "On a des demandes dans quasiment tous les villages pour élargir les zones 30 et pas uniquement aller mettre des poteaux qui disent que c’est une zone 30, mais modérer dans les faits la vitesse avec des dispositifs comme des chicanes, plateaux ou dos d’âne. Tous ces éléments de diagnostic permettront d’avoir une approche plus ciblée sur base des chiffres". En effet, les données de la caméra seront disponibles sur la plateforme de Telraam. Il sera donc possible de savoir par exemple, combien de piétons sont passés dans votre rue entre 15 heures et 18 heures en journée.

Mais pas d’inquiétude, votre vie privée le restera. Car les images ne peuvent pas être utilisées à d’autres fins que le comptage du trafic. "Notre caméra visualise ce qu’il se passe. Par contre, nous n’enregistrons rien", assure Eric Jadot. "On a consulté les autorités officielles du respect de la vie privée et on est totalement dans les règles. On ne reconnaîtra jamais un visage ni une plaque d’immatriculation, ce n’est pas un radar avec un objectif de contrôle".

Mais il y a quelques conditions à respecter pour installer cette caméra. "C’est très simple", affirme Eric Jadot, "Il faut idéalement une fenêtre au premier étage, comme ça, on a une vue qui surplombe vraiment la voirie. Ça peut fonctionner au rez-de-chaussée mais il ne faut pas qu’il y ait de haies ou de barrières. S'il y a un problème technique, on peut nous appeler. Et si le citoyen part en vacances, il peut tout couper. Si on a envie d'arrêter, on rend la caméra à la commune".

Pour se porter volontaire, il faut passer par le site Internet de Telraam et envoyer une photo de l’endroit prévu pour poser la caméra. Une réunion publique est prévue avec ces volontaires le 22 février, avant d’installer les caméras au mois de mars jusqu’à l’automne dans un premier temps.

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