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Psychologie

Une heure d'exercice par semaine suffirait à éviter la déprime

Une petite heure de sport par semaine serait suffisante pour prévenir la dépression
25 nov. 2017 à 13:002 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

Cette étude menée au Black Dog Institute a analysé des données concernant 33.908 adultes norvégiens suivis dans le cadre de la cohorte Nord-Trøndelag (HUNT), l'un des plus vastes panel de santé au monde.

En début d'étude, les participants devaient rapporter leur fréquence d'activité physique et l'intensité selon les trois critères suivants : "sans être essoufflé ni transpirer", "en étant essoufflé et en transpirant" et "en s'épuisant".

Les onze années suivantes, on interrogea régulièrement les participants sur leurs niveaux d'anxiété ou de dépression. L'équipe a par ailleurs pris en compte des facteurs susceptibles d'affecter un lien possible entre l'exercice et la santé mentale, comme des facteurs socio-économiques et démographiques, l'usage de substances, l'indice de masse corporelle, les maladies physiques et le soutien social perçu.

 

Leurs résultats ont montré que même à faible dose, le sport pouvait protéger de la dépression. Les personnes qui rapportaient ne pas du tout faire d'exercice en début d'étude enregistraient un risque accru de 44% de souffrir de dépression par rapport aux personnes qui faisaient de l'exercice entre une et deux heures par semaine.

Les scientifiques ont aussi trouvé que 12% des cas de dépression auraient pu être évités si les sujets avaient entrepris rien qu'une heure d'activité physique par semaine. Ces bienfaits se retrouvaient par ailleurs de la même manière chez les hommes et les femmes et dans toutes les tranches d'âge.

 

En revanche, l'exercice ne protégeait pas de l'anxiété. Aucune association n'a été trouvée entre le niveau d'intensité de l'exercice et les risques de développer ce trouble.

 

"Nous savons depuis un certain temps que l'exercice a un rôle à jouer pour traiter les symptômes de dépression, mais c'est la première fois que nous sommes capables de quantifier le potentiel préventif de l'activité physique en terme de réduction des niveaux à venir de dépression", a commenté l'auteur Samuel Harvey du Black Dog Institute et UNSW.

"Les modes de vie sédentaire devenant la norme à travers le monde, et comme les taux de dépression augmentent, ces résultats sont particulièrement pertinents car ils soulignent que même de petits changements quotidiens peuvent entraîner d'importantes conséquences sur la santé mentale", a conclu le chercheur.

 

Ces résultats sont consultables en ligne sur l'American Journal of Psychiatry.

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